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Gwenaëlle Péron

Peintures et explorations

Vernissage

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Ceci est une invitation mais vous n’en aurez pas besoin pour entrer et venir partager un petit verre de blanc, de rouge, de cidre, à votre guise, demain soir à la Galerie Rouge, à Pont l’Abbé, en pays bigouden… Il y aura du bleu, des vagues, des embruns. Il y aura des bateaux, des voiles et de l’écume. Pourtant on sera bien au chaud à l’intérieur. Alors venez!

Ça commence demain!

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Au cas où vous seriez passé à côté de l’évènement de l’année, je vous rappelle que j’expose une trentaine de toiles à la Galerie Rouge, à Pont l’Abbé, du 20 octobre au 5 novembre. Le vernissage aura lieu samedi 21 octobre, à partir de 18h30.

Venez regarder, commenter et trinquer avec nous! 

La Galerie Rouge – 15 rue Victor Hugo – 29120 Pont l’Abbé – 06 72 85 83 91

Dans les verts de l’Auvergne

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J’y suis allée sans rien attendre, sinon quelques jours de solitude et des occasions de dépaysement. La maison était tout au bout de la route, une route qui se transforme en chemin et aboutit à cette roche romaine qui a donné son nom au lieu-dit. Lire la suite

Normandie

Des personnes mal intentionnées prétendent qu’il pleut toujours du côté de Cherbourg. Et que c’est la raison pour laquelle on y a tourné, jadis, un film plein de parapluies. Les photos qui suivent ont été réalisés sans filtre et sans trucage et sont la preuve que le soleil brille aussi au dessus de cette belle région.

Horizontale, la mer. Verticales les falaises. Les courbes cheminantes égarent les promeneurs entre les galets et les courants. Heureusement, au loin, le phare guide les âmes au bord du naufrage. Les iles dessinent des mirages que la chaleur dissout. Les rêves ont la consistance du sable réchauffé par le soleil d’un septembre trop vite arrivé. Ici, les vaches savent mieux que personne la versatilité du temps.

Infusion

C’est un rituel que nous suivons depuis quelques années déjà, Sylvie, Françoise et moi : nous rendre l’été à l’Ecole des Filles, à Huelgoat, lieu de débats et d’art contemporain créé par Françoise Livinec. Parmi les artistes exposés, Loïc Le Groumellec figure en bonne place. Fasciné par les mégalithes, il a tendance à en parsemer ses toiles.

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Quand l’idée de mettre une croix sur cette colline verte a surgi, j’ai pensé à ce peintre. Mais je sais qu’à cette influence, s’est ajoutée le souvenir de mes fréquentes balades du côté d’Esquibien, où demeurent au bord de la mer de vieux fours à goémon et des palans pour tirer les ballots d’algues jusqu’à la terre ferme. Ces palans, quand le temps est au brouillard, pourraient passer pour des calvaires. Et puis il y a cette croix presque cachée par les herbes folles, au bord d’un champ, du côté de Telgruc. Des vaches blanches paissent juste à côté, à quelques pas de la forêt de pins.

Et tant d’autres croix, menhirs, mégalithes, qui parsèment les carrefours et des chemins presque oubliés.

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Elle est là, la porosité dont je parlais dans mon article précédent. Cette sédimentation d’éléments en couches fines, dont on ne peut démêler la plupart du temps la multiplicité des origines.

L’artiste poreux

Il devient parfois urgent, après avoir passé quelques heures, quelques jours, à travailler sur plusieurs toiles de sortir prendre l’air. Après la concentration de la création, la tête a besoin de s’aérer, de voir du mouvement, des couleurs. Mais l’esprit des artistes, c’est un peu comme les chiens : jamais complètement au repos. Marcher dans la rue, c’est aussitôt l’occasion de remarquer ici et là ces détails, ces « trucs » auxquels personne ne fait attention. Une gouttière usée, un anneau pour amarrer les bateaux, un morceau de bois. Couleurs, formes, textures : tout est là, à portée de regard.

Petite récolte d’hier, prise le temps d’une descente jusqu’au port. 

Parfois, ces clichés servent directement d’inspiration, par leur composition ou par l’association de couleurs qu’ils présentent. Mais la plupart du temps, leur effet se produit davantage par capillarité. L’image reste en mémoire, et diffuse son charme particulier. Ce n’est que bien plus tard qu’on discernera le souvenir d’une photo prise un jour, presque au hasard, et dont la forme ou l’esprit se révèlera tout entier dans telle ou telle composition.

Ce qui attire invariablement mon œil aussi, ce sont les lignes et les contrastes de couleurs. Et ici, en Bretagne, on est servi! La lumière changeante, l’environnement industriel des ports, les jeux du ciel sur l’eau : tout nourrit l’inspiration.

Lignes, couleurs, formes. 

Quand on regarde l’ensemble de ma production, on voit à quel point l’atmosphère dans laquelle je baigne à longueur d’année se traduit, la plupart du temps inconsciemment, sur mes toiles. Rouge éclatant, tous les dégradés du bleu au vert, gris, jaune, orange industriel : les couleurs qui sortent de mes tubes sont d’abord là, autour de moi. La preuve est faite : je suis une artiste poreuse!

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La relève au pied du phare (vendu)

 

D’autres voiles, d’autres rivages…

Je poursuis ma série « Au voisinage des îles » en vue d’une prochaine exposition à la Galerie Rouge, à Pont l’Abbé pendant les vacances de la Toussaint. Je me réjouis d’ailleurs de pouvoir vous accueillir bientôt dans cette sympathique galerie associative qui existe depuis onze ans.

Voici quelques uns des derniers nés.

Bien que le soleil brille surtout par son absence en ce moment en Bretagne, les couleurs demeurent. J’ai tenté quelques pièces dans des coloris gris-bleutés, mais très vite les roses et les jaunes ont ressurgi, le vert a poussé partout et l’orange a chassé la pluie. La gaieté est toujours de mise. Les Bretons savent garder leur bonne humeur par tous les temps. Enfin, ils s’y efforcent…

Bonne fin d’été à tous et à bientôt!

L’écluse

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Acrylique sur toile, 65 x 92 cm

C’est un plan compliqué. Entre terre et oiseaux. Une histoire à plusieurs niveaux. De l’eau douce à l’eau salée, il y a quelques écluses à franchir. Au fil de la rivière, le paysage s’aplatit, annonce la proximité de la mer. On y sera bientôt. Déjà, les mouettes vrillent le ciel de leurs cris. Les champs deviennent sages comme des enfants bien coiffés. Le flux s’organise. On se suit. Entonnoir ou goulet. Juste après, la liberté!

Patience

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Acrylique sur toile, 73 x 60 cm

Patience de ceux et celles qui sont restés au port. Ils guettent, et attendent le retour des marins. Ce timide point blanc à l’horizon qui promet de proches retrouvailles. Les courants, les reflets, et les vagues n’y font rien : l’œil cherche et se focalise sur ce qui existe à peine à l’horizon. Un mirage. Une illusion. Un accroc sur le fil qui sépare la mer du ciel.

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