Mais nous sommes pauvres et petits. Derrière le trou de nos pupilles, il y a quelqu’un toujours qui dit je et que nous ne connaissons pas. Quelqu’un qui regarde et qui chante, mais nous ne voulons pas l’entendre. Aussi les poètes continuent-ils de crier dans le désert et les peintres de parler pour les sourds qui les entendent comme personne dans leur langue, tandis que nous nous obstinons à interroger l’intelligence au lieu d’écouter avec tous nos sens et de recevoir avec le cœur qui adhère et se tait.

Guy Goffette dans « Elle, par bonheur et toujours nue« 

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2 commentaires

Asphodèle · 3 septembre 2014 à 16 04 01 09019

Ce livre m’avait éblouie ! Et depuis je lis aussi sa poésie, j’adore sa plume !

    Gwenaëlle Péron · 3 septembre 2014 à 17 05 51 09519

    @ Asphodèle : je l’ai lu il y a un moment déjà mais j’en garde le souvenir d’une très bonne lecture également.

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