Le temps est à la brume, le matin. Dès le lever du soleil, des nuées blanches glissent sur l’eau du Port-Rhu pour rejoindre, telles des vaisseaux fantômes, la mer étale. Derrière l’opacité des brumes, le disque du soleil ressemble à un écu d’or pâle. Des silhouettes diffuses crèvent l’écran vaporeux d’un étrange cinéma. Des lumières surgissent, ici et là – jaunes, orangées, vertes – puis retournent au néant. L’île Tristan se cache dans ses voiles. La ville ressemble à ces rêves qui se dissipent au réveil, mais continuent à nous hanter longtemps. Echos indistincts des vies qu’il nous reste à mener…

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Acrylique et pastel gras sur panneau de bois, 80 x 80 cm