J’avais confectionné, l’été dernier, des sortes de cahiers destinés à m’exercer sans plus écouter ce critique intérieur qui peut parfois pourrir l’élan créatif. Je vous en parlais là.

J’ai mis un peu de temps à compléter ces pages, et encore, elles ne sont pas toutes terminées. Entre les dessins réalisés en juillet/août et ceux de ces derniers jours, je vois l’évolution de mon travail. Ce ne sont pas des pages destinées à flatter l’œil. Plutôt un moyen d’explorer, de jouer avec les matières, les couleurs, les techniques. Le but est de suivre son envie pour voir où elle mène, au risque de terminer dans une impasse. C’est le genre d’exercice totalement nécessaire pour apprendre à se lâcher, à peindre tout en se moquant du résultat.

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J’aime beaucoup cette manière de procéder : créer une contrainte – la page déjà encollée de divers papiers – puis y semer le chaos pour ensuite tenter de trouver un chemin à soi, fait d’inventivité et de fantaisie. Je crois que pour que le plaisir demeure, dans l’art comme dans la vie il ne faut jamais oublier de jouer…

Post-Scriptum…

Parce que je suis sûre que certains/certaines vont me le demander, le poème qui accompagne la femme au chignon est le suivant (et le mien) :

A la fenêtre
qui dans la nuit
dessine un refuge
de lumière
elle a allumé le rouge 
d’une bougie
et petite
dans les courants d’air
la flamme palpite
têtue et meurtrie
y aura-t-il quelqu’un
sur la mer
sous la pluie
pour suivre le fanal
de ce cœur 
qui s’ennuie?