Au départ, il y a cet intérêt pour les traces. Toutes les traces. Celles des humains, mais aussi celles laissées sur les bateaux par le contact prolongé avec l’eau, les algues, avec ces minuscules organismes qui se fixent sur les surfaces. Ou bien sur le métal, le bois, les rochers. Depuis longtemps, j’ai envie de m’en inspirer. Peut-être parce que nous fonctionnons un peu de la même façon. Le lien que nous tissons avec nos semblables laisse sur nous ses traits, ses entailles, ses effleurements légers. Nous sommes poreux. Nous sommes perméables à ces influences réciproques, faites de chaud et de froid, d’amour et d’indifférence.

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Cette photo, prise sur les flancs d’un barge sortie de l’eau pour entretien a été ma base de départ, notamment pour les couleurs.

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Il y a des traces, en creux et en relief. Des grains de sable qui rappellent l’apparence du béton. Une surface sur laquelle il faut laisser jouer les reflets du jour, pour percevoir les griffures et les signes, les marques et les hésitations. Formes émergentes et zébrures, comme la naissance de nouvelles interactions…