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Encre sur papier

Un pas après l’autre
l’aube après la nuit
la roue qui fend la pluie
réverbères noyés
dans les flaques

 

de sa démarche
de joueur malchanceux
qui se rit du destin
il avance
comme d’autres valsent
au rythme de ce cœur
démesuré
toujours trop vaste
toujours trop grand
sibérie des sentiments

 

et la lumière fragmentée
volée     obscure     éparpillée
dont les éclats
font saigner la pulpe de ses doigts
percutés par le temps
dessine à ses cheveux trempés
l’auréole
d’un saint
innocent.