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Acrylique sur bois, 50 x 50 cm

J’avais un tableau sur bois dont je n’étais pas satisfaite. J’ai décidé de le reprendre, de faire autre chose avec. J’avais en tête ce roman de Christian Charrière « La forêt d’Iscambe« , que j’ai lu il y a de nombreuses années, mais qui m’a marquée durablement. Et puis les images du photographe Alexander Gronsky, présenté récemment par Kathel, flottaient encore dans ma mémoire. Est-ce pour cela que cette vieille usine a surgi des traces anciennes et récentes, des marques et reliefs créés sur le support?

Je crois qu’il y a aussi, derrière cette sombre illustration, l’angoisse que n’en finit pas de générer le néo-libéralisme débridé qui a cours aujourd’hui, et qui use, salit, pollue, détruit sans vergogne la nature et l’humain. Cette vieille usine pourrait aussi s’intituler « Post-capitalisme », car que restera-t-il quand les hommes assoiffés d’argent auront tout ravagé? Quelques étendues invivables et nos yeux qui pleureront à cause du chagrin et de la pollution?

Il ne suffit plus de s’indigner. Il faut agir.