Si les gens sont si émus par l’art et que les artistes le prennent tellement au sérieux, c’est que s’ils sont authentiques et sincères, ils approchent un tableau avec tout ce qu’ils savent, sentent et aiment, mais aussi avec ce qu’ils ignorent, certains de leurs espoirs, et c’est toutes ces choses qu’ils projettent, sans fard, sur une toile. Qu’y a-t-il de plus sérieux que cela? Quel autre enjeu peut-il y avoir que la vie elle-même, ce qui explique que les artistes les mettent toujours au même niveau et rendent les gens dingues à force d’insister que l’art est la vie. Donc actes. Lâchez-nous la grappe. C’est un boulot beaucoup plus dur qu’on ne l’imagine, très risqué, et ça demande d’être quelqu’un de très spécial, d’un peu fou.

Peindre, pêcher et laisser mourir, de Peter Heller, chez Actes Sud.

Mon billet sur le roman à découvrir lundi dans Glaz