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Gwenaëlle Péron

Peintures et explorations

Mois

mars 2016

Poème pour les pierres (3)

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Tel un Sisyphe

aux ailes trop grandes

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Poème pour les pierres (2)

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Dans l’espace serein de ta mémoire

tu gardes des arches de soleil

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Poème pour les pierres (1)

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Sur ta peau

l’empreinte de mes doigts

caresse prolongée à ta surface irréfutable

pour déchiffrer la gravure

du temps et des embruns

vocable sensible

des mystérieux passages

de la lumière

à l’obscurité

je ne saurai rien de ton obstination minérale

ne te connaitrai pas mieux après

mais au creux des mains

j’aurai inscrite à jamais

la douce poésie

de ton langage.

Hantés?

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Peinture acrylique et dessins à la plume sur papier – 30 x 40 cm

Et s’aimer…

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Quatre heures du matin. Je ne dors plus. Cette urgence au creux du ventre, presque comme une contraction. Aller écrire. Aller jeter sur le papier. Des mots. Des morceaux. Il faut peut-être ce réel détraqué par l’insomnie pour atteindre cette écriture vraie. Dans cette ivresse créée par la privation de sommeil, dans cet instant suspendu entre deux tranches de jour. La nuit, noire, comme celui que j’ai l’impression de porter en moi parfois. Un noir épais, pâteux. Un noir de tube de peinture. Un noir qui éteint tout. Lire la suite

Livruscule

Toujours plein d’idées dans la tête, et jamais assez de temps (ou d’espace) pour les réaliser. Mais aujourd’hui, foin des contraintes, je me suis lancée/amusée à faire ce livruscule spontané, tant au niveau des couleurs que des mots, puisque j’ai pratiqué une écriture semi-automatique… C’est un jeu en rose et bleu, et puisque le début mord la queue de la fin, il y a là comme un air de ronde enfantine.

D’où je viens / les jours bleus  / dans les brumes du matin où se terminent les nuits trop courtes / après quoi je rêve éveillée / la porte secrète d’un château qui n’existe pas dans un lieu inaccessible / Et pourquoi pas? / Plus sûrement je m’égare sur les chemins tracés par les branches folles d’un arbre qui relie le ciel à la terre / Ne me demandez pas d’où je viens je n’en sais rien il suffit que je ferme les yeux et tout s’efface. Je n’ai pas de papiers et pas de nom. Je ne sais aucun chiffre. Je n’ai nulle maison. / J’arrive tout droit de POESIE / ce pays tout sauf plat / à la source des mots / D’où je viens.

Les lieux sombres

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Le moulin

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Les lisières de la ville

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Le château-phare

Influences

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La lecture du dernier roman d’Anne-Laure Bondoux m’a inspiré, inconsciemment, la série de dessins en noir et blanc que je vous présente.

Dans « Tant que nous sommes vivants », l’auteure raconte l’histoire de Bo et Hama. Ils vivent dans une ville cernée de toutes parts par la guerre. Ils travaillent dans la même usine et s’aiment. Un jour, un accident se produit, l’usine explose et une partie de la ville avec.

Les habitants, choqués et apeurés, cherchent un bouc émissaire. Ils le trouvent en la personne de Bo, récemment arrivé parmi eux. Les menaces qu’ils profèrent alors conduisent Bo et Hama à prendre la route, afin de trouve un endroit où vivre sereinement.

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Le long périple qu’ils entament les mènera sur des territoires inconnus. Mais chacun d’eux recèle une part d’ombre. L’amour sera-t-il assez fort pour les garder vivants?

Dans ce très beau roman, plein d’aventure et de sagesse, il est donc question de guerre, d’usine, de dévastation, et plus tard d’un bateau grand comme une ville. Eléments que l’on retrouve, plus ou moins, dans ces dessins qui, comme toujours, me sont venus un peu comme ça, sans que j’aie rien prévu.

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Je ne saurais trop vous recommander la lecture de ce roman qui captive jusqu’au bout. Les personnages sont forts, et attachants. C’est un livre plein de sensibilité et d’éléments propres à faire décoller l’imagination. De livre en livre, Anne Laure Bondoux sait toujours ravir le lecteur, quel que soit son âge.

Tant que nous somme vivants, Anne-Laure Bondoux, Les incorruptibles

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Crépuscule

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Acrylique sur toile, 46 x 65 cm

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