P1060794

Tel un Sisyphe

aux ailes trop grandes

tu portes sur le blanc

de ta nudité

les facettes d’un monde

que l’horizon coupe

à moitié

sur ta nuque qui ploie

pierre et mer inlassables

écrivent

leurs maléfiques secrets

stylet acéré des serments trahis

tes rêves t’encombrent

et l’amour n’est plus

qu’idolâtre magie

tu mourras comme toujours

emmuré dans les certitudes

de ton ignorance.

Ceci est ma participation à Ame Graphique, initié par Sabine,

et aux jeudis en poésie d’Asphodèle.