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Gwenaëlle Péron

Peintures et explorations

Mois

juin 2016

Ma presqu’île

Ce petit livre de format carré, édité par les éditions Dialogues, réunit deux regards. Celui de Philippe Le Guillou, écrivain né au Faou et qui a reçu le prix Médicis en 1997 pour Les sept noms du peintre, et de Matthieu Dorval, peintre breton inspiré par la nature et ces lieux où la mer annonce la fin de la terre. Les deux hommes se connaissent depuis quelques années, et Philippe Le Guillou évoque d’ailleurs dans ce livre leur première rencontre.

Ce que je rêvais de découvrir à présent, c’était le lieu même de l’intimité du peintre, son laboratoire central, le creuset où, insomniaque, il glisse la nuit à pas noirs et feutrés, au-dessus de la mer immobile, de l’île de l’Aber, de ce tombeau plein de secrets et de formules, déposés là, au début des temps par des hommes à qui l’usage de l’écriture était proscrit…

C’est une sorte de livre-déambulation, où l’auteur évoque la presqu’île de Crozon, terre de son enfance et d’inspiration, vers laquelle il revient toujours. Ses textes font écho aux peintures de Matthieu Dorval. Le lecteur passant des mots aux couleurs et aux formes entame ainsi une promenade riche en évocations, qui le mènera vers des chemins inattendus et de belles découvertes.

Philippe Le Guillou ne peut arpenter la terre de la presqu’île sans penser à Saint-Pol-Roux qui avait fait bâtir son manoir de Coecilian pas loin de Camaret :

Les « débris » de la demeure du Magnifique, pour reprendre les mots d’Elleouët, ont quelque chose de dérisoire. Des promeneurs passent, ignorants, indifférents à ce que fut ce lieu, à ce qu’il représenta, à ce qui s’y est joué d’horreur et de concentration tragique. Sans doute est-ce pour prolonger l’enchantement, loin de cette profanation ordinaire, que j’ai extrait des ruines de Coecilian une pierre ocre. Elle est chez moi, tout près des falaises irlandaises peinte par un artiste que j’admire. C’est mon talisman de Coecilian. Je le couve souvent des yeux et je sais qu’il m’inspire.

Un livre petit, mais à la magie puissante. Une occasion de découvrir, si vous le ne connaissez pas encore, le travail magnifique de Matthieu Dorval, que Sylire et moi retrouvons tous les ans par l’intermédiaire de ses œuvres à l’Ecole des Filles, à Huelgoat.

 Ce livre te plaira, Sylire! 😉

Ma presqu’île, Philippe Le Guillou, Matthieu Dorval, Editions Dialogues. 

Cartographiques

Après avoir arpenté quelques nouveaux territoires, ce n’est peut-être pas un hasard, si, reprenant le fil des Cinq Branches de l’Etoile, j’ai tiré au hasard le mot CARTOGRAPHIE, assorti du vers de Reverdy suivant : Au front il avait une étoile

Un peu désarçonnée par ces deux éléments, je me suis malgré tout prêtée au jeu. Il en est sorti ces huit créations, à base de collages, d’acrylique, de feutre et de pastels gras. C’est une libre interprétation de la carte, du territoire, des frontières, des limites, des routes et de ce qui nous guide sur les chemins que nous prenons, symbolisé par l’étoile rouge.

Chemins réels ou imaginaires, autoroutes sans surprises ou sentiers bretons tortueux, à vous de choisir votre itinéraire. Car qui dit cartographie, dit aussi voyage… Qui sait jusqu’où peuvent nous mener nos rêves?

collage et peinture sur papier, 15 x 15 cm

Mon expédition berrichonne – suite et fin…

La deuxième semaine d’exposition s’est mieux passée. Le Cher commençait à se calmer, le ciel se maintenait au bleu, et les températures avaient pris d’un coup dix degrés. J’ai eu davantage de visiteurs, et quelques toiles et dessins sont partis trouver leur place dans d’autres maisons, pour ma plus grande joie. C’est une chose d’avoir des retours positifs, c’en est une autre quand quelques personnes franchissent le pas et repartent avec un dessin ou une toile sous le bras… Lire la suite

Mon expédition berrichonne – épisode 2

Après la pluie, le beau temps. C’est n’est pas moi qui le dit, mais le ciel. Oui, en ce matin du 6 juin 2016, le ciel se pare de bleu et Joëlle et moi prenons la route pour aller visiter les jardins de Chaumont sur Loire. C’est lundi, c’est relâche, la galerie est fermée, nous avons toute la journée pour nous! C’est ce qui s’appelle prendre…

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Mon expédition berrichonne – épisode 1

Ainsi, donc, après Plonéis, ma prochaine exposition devait avoir lieu dans le centre de la France…

Rendez-vous avait été pris depuis longtemps avec la Galerie Vagabonde, à Selles sur Cher, petite ville du Berry rendue célèbre par ses fromages de chèvre et sa blogueuse de renommée internationale, j’ai nommé Keisha, grande amatrice de « nature writing« , de musique classique et de voyages.

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Frequently Asked Questions

En attendant le billet « Comment j’ai survécu à la crue du Cher », j’ai eu envie de compiler ici les questions et les commentaires que j’ai entendus durant l’exposition à la Galerie Vagabonde, les sérieux, les drôles, les inattendus…

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