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Gwenaëlle Péron

Peintures et explorations

Mois

septembre 2016

Happy to see you again

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Acrylique et pastels à l’huile sur toile, 50 x 50 cm

Ce qui reste de l’hiver

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Acrylique sur bois, 40 x 70 cm

L’indolente

9782234080980-001-X_0Le mystère Marthe Bonnard. Voilà ce sur quoi a voulu se pencher Françoise Cloarec lorsqu’elle a décidé d’écrire ce livre. De la rencontre avec le peintre jusqu’à après sa mort, l’auteure a cherché à en savoir plus sur cette femme qui fut la muse de celui qu’on a appelé “le peintre du bonheur”.

Une muse qui a su maintenir de grandes zones d’ombres sur sa vie d’avant. Se présentant sous un faux nom – Marthe de Méligny, alors qu’elle s’appelle Maria Boursin – et comme orpheline, alors qu’elle a encore une partie de sa famille, celle qui devient très vite la femme de Pierre Bonnard a visiblement un compte à régler avec son passé, mais malgré toutes les recherches entreprises, comprendre les raisons de ces mensonges se révèlera impossible. Lire la suite

Impressions Monts d’Arrée

Partir seule est une manière de m’éprouver, surtout dans la marche. Le premier jour, je fais douze kilomètres autour de Saint-Cadou. La journée est très chaude, comme cela est arrivé quelques fois cet été en Bretagne. On frôle les trente degrés. Je cueille des mûres tièdes en route et puis me concentre sur le chemin, car ce n’est pas toujours bien balisé. Le soleil me tape sur le crâne. J’enchaîne les pas, alourdie par mon sac à dos. La visibilité est excellente et depuis la colline sur laquelle se déroule le chemin, j’ai l’impression d’être en montagne. Je ressens une sorte d’exultation à être ainsi au milieu de la nature, dans les centaines de nuances de vert qui s’étendent jusqu’au fil d’horizon.

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La chambre jaune

Je ne suis pas partie très loin, mais je n’ai pas choisi ce lieu par hasard. La première chambre où j’ai décidé d’aller passer une nuit est située dans un hameau, près de Commana. Cette bourgade de mille et quelques habitants est le lieu où a vécu une partie de ma famille maternelle. Derrière un portillon de bois gris, tout au fond d’un jardin rendu ombreux par deux immenses buis, vivaient l’oncle et la tante paternels de ma mère. Je venais leur rendre visite lors de mes séjours bretons. J’y ai quelques souvenirs : un gadin magistral qui m’a laissé sur le genou une cicatrice qu’on voit encore, une maison basse sentant l’encaustique, les dix francs que me donnait Tante Guite pour aller m’acheter des bonbons chez Madame Le Sein, le Fanta que buvait ce grand-oncle presque timide, dont on m’avait dit qu’il avait été fait prisonnier pendant la guerre. Frère et sœur, ils vivaient ensemble dans ce coin des Monts d’Arrée. Ils allaient au jardin, sabots de bois aux pieds. Leur maison basse et cachée avait quelque chose de celles des contes. Il me semblait toujours qu’il y avait là un mystère qui planait, des non-dits, des renoncements peut-être, une manière de s’extraire du monde pour cesser de souffrir.

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A deux kilomètres de là, je trouve facilement le lieu-dit Kervéroux où je suis attendue pour la nuit. C’était autrefois un village de tisserands, dont les maisons ont ensuite été reconverties en fermes. Aujourd’hui, les quatre ou cinq maisons qui le composent ont toutes été joliment restaurées. Elles sont nichées dans une exubérante verdure, à peine signalées par un calvaire qui tend ses doigts vers le ciel. J’y arrive après une chaude journée passée à marcher. Je suis chaleureusement accueillie par le couple qui vit là et tient ces chambres depuis une quinzaine d’années, Marie-Thérèse et Michel Lancien. Lui est sculpteur et cette particularité a évidemment pesé dans mon choix. Je suis toujours curieuse de découvrir le travail d’autres artistes, d’échanger avec eux.

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