Il y a des choses agaçantes chez moi. J’en suis bien consciente. Par exemple, si je me balade avec un appareil photo, je m’arrête à peu près tous les dix pas parce que j’ai vu quelque chose qui mérite mon attention et que je ne peux pas repartir sans tenter de saisir une trace de l’éphémère instant. Ainsi, une simple balade sur la plage, près des falaises, peut se transformer en pensum pour mon accompagnateur, obligé non seulement de faire le pied de grue le temps que je déclenche, mais aussi témoin des contorsions saugrenues qu’il faut parfois faire pour trouver le bon angle. (Certains accompagnateurs, cependant, ne sont pas totalement opposés aux contorsions…)

Parmi les éléments qui attirent invariablement mon attention, les rochers figurent en bonne place. Je peux m’émerveiller du contraste entre un lichen jaune et les fissures noires de la roche sur laquelle il a poussé.

rochers-2

Aujourd’hui, la mer était déjà bien haute sur la plage de Trezmalaouen, mais j’ai pu saisir malgré tout quelques  facettes rocheuses, témoins de sédimentations millénaires.

rocher-5

Les clichés pris, j’utilise un logiciel de retouche d’images pour faire ressortir les couleurs, les contrastes et les formes. Ce sont des mondes qui apparaissent alors, entre infiniment grand et infiniment petit.

rochers-3

Certaines roches sont vraiment fascinantes. Non, vous n’êtes pas d’accord avec moi?

rocher-8

Il n’est pas forcément besoin de courir à l’autre bout du monde pour saisir l’incroyable. Parfois, lever le nez suffit…