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C’est le nombre de caractères, espaces non comprises, que contient l’histoire que je viens d’achever, après une dernière ligne droit intensive. Elle a eu une genèse un peu chaotique. Commencée il y a environ un an, elle avait déjà en germe tous les personnages, mais après plusieurs essais, je l’avais laissée tomber car je n’arrivais à rien. Dans ces cas-là, l’écriture se tarit d’elle-même, à force d’être laborieuse.

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La lecture d’un roman a produit un déclic en moi. En avril, j’ai découvert la plume de Frédérique Martin à travers « Sauf quand on les aime« , un roman que j’ai vraiment apprécié. Est-ce parce que l’auteur anime des stages d’écriture et que son bel esprit a infusé en moi à travers cette lecture? Je ne sais pas, mais soudain, comme avec des formes semblables on produit un autre arrangement, j’ai vu mon histoire dans une autre perspective. A travers le prisme de la filiation, tout ce qui était encore en friche prenait sens. En l’espace d’un week-end, j’ai reconstruit l’ensemble. Un personnage qui était mort dans la première version a ressuscité. Une petite fille à l’état de fantôme est devenue bien réelle. Et l’histoire s’est ensuite déroulée par salves, selon le temps que je pouvais lui accorder.

Maintenant, le « roman » est achevé. Je suis heureuse d’être allée au bout, et il me tarde de pouvoir passer à autre chose. Je ne sais rien de son devenir. Il va passer entre les mains de quelques lecteurs-cobayes, et après je verrai si je me lance dans la grande course à l’édition ou pas.

Identité

confusionDans son roman « Confusion » Neil Jordan aborde le thème de l’identité  à travers les destins croisés de deux jeunes hommes. Dans le Dublin des années 50/60, Kevin Thunder est souvent pris pour un autre. De plus en plus intrigué, il finit par croiser le chemin de son double, Gerald Spain. L’un est issu des quartiers modestes de la ville, l’autre vit dans une famille aisée. Entre rivalité et jeu, leur ressemblance les lie d’une manière indéfinissable, et perturbante. L’auteur joue sur les époques, brouille les pistes, mélange les cartes. Une réflexion subtile sur l’identité, et un excellent moment de lecture. J’ai bien aimé l’idée qu’il suffit parfois de peu de choses, un nom, un détail, un accessoire pour se sentir autre, et pouvoir envisager de vivre différemment. Cela rejoint cette frontière floue entre vécu et fiction que je trouve particulièrement stimulante.

Confusion, Neil Jordan, Joelle Losfeld

Méditation

Mise en page 1J’aime bien écouter Les discussions du soir, une émission sur France Culture, animée par différentes personnalités dans des domaines variés. J’apprécie plus particulièrement celles du mercredi, avec Leili Anvar qui se penche souvent sur les divers aspects de la spiritualité. Mercredi dernier, elle avait invité Jeanne Siaud-Facchin, que certains d’entre vous connaissent peut-être car elle est psychologue, spécialiste de la précocité intellectuelle. Sortant un peu du sujet habituel, elle était là pour parler de sa « rencontre » avec la méditation et de ce que cela avait changé dans sa vie et dans sa pratique. Au-delà de l’intérêt de son propos, j’ai été emballée par son enthousiasme communicatif, son énergie inépuisable, et son humanisme. Si cela vous intéresse, vous pouvez écouter l’émission ici.

Miroir

Un sentiment de paix incroyable se dégage du paysage le matin quand l’eau est aussi calme. Limpidité du ciel, absence de vent, lumière douce et pâle. Les soucis s’envolent très loin et les goélands remplacent avantageusement la voix des journaux matinaux. La méditation permet aussi d’être perméable à toute cette beauté autour de nous.

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Et vous, votre semaine, c’était comment?