Un lieu

Autrefois, presque au bout de la route qui menait à la Pointe du Raz, les passagers pour l’île de Sein faisaient un arrêt au Relais de l’Île de Sein, avant d’embarquer depuis le port-abri de la Bestrée, juste en contrebas. Depuis décembre 2015, c’est Monsieur Papier qui a élu domicile dans cette ancienne bâtisse, au bout du bout, juste à côté de la mer. C’est une boutique-café, ouverte toute l’année. On y trouve de très jolies créations maison : cahiers, carnets, cartes, posters, ainsi qu’un espace dont la vue donne directement sur la lande et la mer où l’on peut déguster des assiettes de produits locaux, des thés et des bières bretonnes. Un lieu original, à l’ambiance chaleureuse, et où l’on est fort bien accueilli. Une adresse qui va devenir chouchou, je crois, et que je partage volontiers avec vous tant cela mérite le détour. Pour les malheureux et les malheureuses qui vivent loin de la Bretagne, Monsieur Papier possède une boutique en ligne où vous trouverez tous leurs produits.

Un film

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Inspiré de la vie et du livre d’Irène Frachon – Médiator 150 mg -, ce film relate le combat d’une pneumologue de l’hôpital de Brest qui découvre un lien direct entre des morts suspectes et la prise d’un médicament commercialisé depuis trente ans. Porté par la magnifique Sidse Babett Knudsen (qu’on a découverte en France à travers la série Borgen), le film d’Emmanuelle Bercot relate avec une énergie qui ne faiblit pas pendant deux heures le combat de cette moderne David contre un laboratoire-Goliath sans scrupules. La bande annonce à voir sur le site du producteur.

Une exposition

Michel Thamin est un sculpteur qui s’attaque à la pierre.

D’abord celle qu’il trouve au hasard de ses déambulations sur les côtes bretonnes où il vit. Il la ramène dans son atelier. Il la fend, l’ouvre et la grave, avant de la fermer avec un lien végétal et de la replacer dans son environnement. Démarche que je trouve d’une grande poésie. Un geste fou, gratuit, ayant de secrètes correspondances avec le Hasard…

Et puis le sculpteur crée aussi ce qu’il appelle des lithoglyphes : ce sont des boites de pierre que le visiteur peut ouvrir, pour découvrir ce que cache leur couvercle, souvent un signe gravé. Il y a de l’étrangeté dans ces créations, un jeu entre le visible et l’invisible, entre l’éphémère et le durable. On a l’impression, en découvrant ces boites, d’une communication avec un Outre-Monde…

L’exposition a lieu jusqu’au 15 décembre au Centre des Arts de Douarnenez. Oui, je sais, ce n’est pas forcément tout près de chez vous… Alors voici quelques photos empruntées au site de l’artiste sur lequel vous trouverez d’autres visuels et des textes d’auteurs amis qui accompagnent ses créations.