20170320_154716

La visite d’une amie a été l’occasion d’aller faire un tour sur le port du Guilvinec, dans le pays bigouden. Là, nous sommes tombées toutes les deux sur un amas de bouées, de filets, d’objets métalliques qui nous a aussitôt fait sortir notre appareil photo. (Bon, d’accord, je n’avais que mon portable sur moi, mais je m’en suis sortie quand même!) Une aubaine pour les amatrices de choses bizarres que nous sommes toutes les deux. Une sorte d’épicerie de la mer, pour paraphraser le nom d’une boutique toute proche.

20170320_15210520170320_15212620170320_15131220170320_151959

Comment tout cela m’inspire, je n’en sais rien, mais je sens que l’apparente anarchie des matières déposées là infusent en moi. J’aime l’audace des couleurs qui se mêlent sans se soucier de théorie. Et puis tous ces objets signalent la vie, celle des pêcheurs, celle des profondeurs aussi. Peut-être reste-t-il un peu du mystère de la mer pris dans ces mailles…

20170320_15500220170320_15320920170320_15314520170320_151229

La rouille, l’usure, la corrosion étaient là aussi, avec leurs floraisons insensées, leurs colonies colorées. Tout cela fait incroyablement travailler l’imagination. J’adore me balader dans ces lieux qui n’intéressent personne (ou presque!), l’œil en éveil pour trouver ces harmonies et ces dissonances pigmentées, la matière même du Temps l’œuvre.

20170320_153124