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Acrylique et pastels à l’huile sur toile, 65 x 50 cm

A l’origine, il y a un ratage.

Je suis une direction, et après quelques couches, je me rends compte que c’est l’impasse. Je n’arriverai nulle part si je continue dans cette voie. Deux possibilité s’offrent alors : repartir de zéro après avoir enduit la toile de plusieurs couches de gesso, ou bien essayer, au prix d’acrobatiques contorsions du pinceau, de l’éponge et de la spatule, de rattraper ce qui est entamé. C’est ce que j’ai fait ici, et bien que les précédentes couches ne se voient presque plus, on distingue quelques traces ici et là de ce qui a eu lieu avant.

Je n’avais plus rien à perdre, et j’y suis donc allée franchement sans avoir davantage d’idée en tête, mais en essayant de rassembler mes couleurs autour de deux dominantes. Cet observatoire tout en haut de la colline, et juste en dessous des étoiles, a fini par apparaitre.  Il y a quelque chose de naïf dans la manière d’aborder les formes et les couleurs qui me plait sur cette toile. C’est amusant de constater qu’au début, c’est le lâcher-prise total : j’étale les couleurs à l’instinct, puis peu à peu, au fur et à mesure qu’émerge une sorte d’histoire, mes gestes gagnent en intention. J’ombre et je délimite.

C’est satisfaisant de se sortir du traquenard qu’on a soi-même crée! Malheureusement, je n’y arrive pas toujours… Parfois, je n’ai plus qu’à choisir l’option gesso et tout recommencer.