L’étrange douceur

Comme un oiseau dans la tête

Le sang s’est mis à chanter

Des fleurs naissent c’est peut-être

Que mon corps est enchanté

Que je suis lumière et feuilles

Le dormeur des porches bleus

L’églantine que l’on cueille

Les soirs de juin quand il pleut

Dans la chambre un ruisseau coule

Horloge aux cailloux d’argent

On entend le blé qui roule

Vers les meules du couchant

L’air est plein de paille fraîche

Du houblon et de sommeils

Dans le ciel un enfant pêche

Les ablettes du soleil

C’est le toit qui se soulève

Semant d’astres la maison

Je me penche sur tes lèvres

Premiers fruits de la saison

René Guy Cadou

Défi du Printemps des poètes : tous les jours un nouveau poème et une (ou plus…) création associée. Et parfois, une fleur poétique qui naît sur un autre blog, comme ces Champs d’Or, de Célestine. Quant à Emilie, elle a choisi un texte d’Yves Bonnefoy. 

20180305_142557.jpg

Pour les deux illustrations : collages, peinture acrylique et feutres posca. 

7 commentaires

  1. emilieberd

    Il fait du bien ce poème par un frais matin de mars!!! Il réchauffe.La douceur de l’été naissant et celle d’un baiser…
    Et tes illustrations de printemps! On sent que quelque chose se passe! L’hiver se tait!! J’aime particulièrement la première, à cause des nuances de rose je pense (c’est mon coté girly 😀 😀 :D)
    Pour ma part, le poème est stocké mais je cherche désespérément une illustration 😉

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