Journal de nuit

Une nuit de mai, j’ai accosté

dans une fraîche clarté lunaire

là où les fleurs et les herbes sont grises

mais les senteurs verdoient

J’ai glissé en haut de la colline

dans la nuit daltonienne

alors que les pierres blanches

le signalaient à la lune.

Un espace de temps

de quelques minutes de long

de cinquante-huit ans de large.

Et derrière moi

au-delà de l’eau plombée

s’étendait l’autre rive

et ceux qui la gouvernent

Des gens avec un avenir

à la place du visage

Tomas Tranströmer, Funeste Gondole, 1996

Emilie fête aussi les poètes sur son blog.

9 commentaires sur “Journal de nuit

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