Une nuit de mai, j’ai accosté

dans une fraîche clarté lunaire

là où les fleurs et les herbes sont grises

mais les senteurs verdoient

J’ai glissé en haut de la colline

dans la nuit daltonienne

alors que les pierres blanches

le signalaient à la lune.

Un espace de temps

de quelques minutes de long

de cinquante-huit ans de large.

Et derrière moi

au-delà de l’eau plombée

s’étendait l’autre rive

et ceux qui la gouvernent

Des gens avec un avenir

à la place du visage

Tomas Tranströmer, Funeste Gondole, 1996

Emilie fête aussi les poètes sur son blog.


9 commentaires

Valentyne · 10 mars 2018 à 8 08 13 03133

….espace de temps

de quelques minutes de long

de cinquante-huit ans de large…..

J’aime beaucoup …

iotop · 10 mars 2018 à 10 10 11 03113

Bon jour,
J’adore la peinture qui l’accompagne. Vous en êtes l’auteure ?
Max-Louis

    Gwenaëlle · 10 mars 2018 à 11 11 14 03143

    Bonjour Max-Louis, oui, d’une manière générale, je suis l’auteure de tout ce qui est peinture et photos sur ce blog! Merci de votre intérêt.

      iotop · 10 mars 2018 à 11 11 31 03313

      En fait, je n’ai pas vu de signature ou autre sur votre peinture ….

lewerentz · 10 mars 2018 à 17 05 09 03093

Très beau poème !
J’aime beaucoup votre œuvre. On peut y voir de l’abstrait ou des petits paysages à l’intérieur (c’est mon cas).

    Gwenaëlle · 10 mars 2018 à 19 07 23 03233

    Oui, j’aime quand une part est laissée à l’interprétation du spectateur! Je découvre au fur et à mesure des poètes que je ne connaissais pas…

existenceartistique49 · 10 mars 2018 à 18 06 32 03323

même la peinture est de poésie

    Gwenaëlle · 10 mars 2018 à 19 07 24 03243

    Merci! Voilà un commentaire qui me fait grand plaisir!

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