J’ai cette faim toujours

J’ai cette faim toujours cette folie qui fait écrire comme

Ces papillons qui volaient dans la tête de Schumann dès

Les oiseaux du matin sur ses paupières dès les branches

Qu’il caressait comme celles d’une femme j’ai le besoin

De dire le monde pour l’empêcher de disparaître et moi

Avec J’aime cette avalanche dans les mains quand l’un

Ou l’autre soleil ricoche jusqu’ici dans les déchirures

Quand il est temps de se crever les yeux j’ose un cheval

Sur la plage l’odeur de la marée lointaine je joue toutes

Mes cartes sur le sable et saute à cloche-cœur j’ai le ciel

Sous les pieds la ritournelle qui ne fait pas le printemps

Je voudrais tout mêler dans mon verre le monde me fait

Mal mais l’aube transparente sur la mer me fait oublier

Même ça cette obsédantes rumeur des morts l’injuste loi

Qui brise mon verre et me laisse fou le monde à l’envers

 

Alain Duault, Un instant dans les temps entrelacés.

Emilie fête aussi le printemps des poètes. Allez découvrir son blog!

8 commentaires

  1. aifelle

    Comme Lewerentz, je n’ai pas tout compris, il n’est pas facile à appréhender ce poème, mais il y a de belles fulgurances. Oserais-je te dire ce que je vois dans ta peinture du jour ?? Un chapeau de dame ….

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