Les bancs sont prisonniers

Des chaînes d’or du mur

Prisonniers des jardins où le soleil se cache

Près de la forêt vierge

De la prairie étale

Du pont qui tourne à pic

Dans l’angle le plus droit

La boite des nuages s’ouvre

Et tous les oiseaux blancs s’envolent à la fois

Tapis plus vert que l’eau plus doux que l’herbe

Plus amer à la bouche et plus plaisant à l’œil

Les arbres à genoux se baignent

L’air est calme et plein de sommeil

La lumière s’abat

Le jour perd ses pétales

Plus haut c’est tout d’un coup la nuit

Les regards entendus

Et le clignement des étoiles

Les signes

Par-dessus les toits.

Pierre Reverdy, La guitare endormie, 1919

Et de la poésie aussi sur le blog d’Emilie!


4 commentaires

emilieberd · 13 mars 2018 à 14 02 38 03383

Qu’il est beau ce tableau!! Serein et doux… À ravir avec ce poème…

claudialucia Ma librairie · 14 mars 2018 à 20 08 52 03523

Coup de coeur pour les deux, le texte et la peinture ! Ce ciel immense, disproportionné !

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