L’estran

Si lent le ciel

Que les mouettes se fanent

En plein vol

 

Page tournée la vague

Inapaisée

N’achève pas ses phrases sibyllines

 

Mais à son épilogue

En son décroît la mer

Laisse indemne nos rêves

 

D’oyats, d’oursins, de laminaires

Et de rias solaires

Dans le lit de l’estran.

 

Gilles Baudry, Sous l’aile du jour

6 commentaires

  1. aifelle

    J’ai un recueil de Gilles Baudry dans ma bibliothèque et il a de superbes poèmes, profonds et symboliques. (j’ai dû aller voir ce qu’était l’oyat !)

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

w

Connexion à %s