La pierre blanche

Tuffeau. Pierre blanche. Tirant parfois sur le jaune. Si le ciel est fâché, sur le gris. Pierre douce qui capte le soleil, emprisonne ses rayons pour mieux les restituer. Tu fais naitre au bout de mes doigts des envies de caresses.

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Te toucher. Sentir ta surface poreuse qui s’émiette. Poussière de craie mêlée de paillettes. De l’ongle, te gratter un peu. Laisser peut-être une marque, comme ces fossiles qu’on aperçoit parfois dans tes veines. Ta texture est douceur, ta couleur lumière. Tu encadres les fenêtres, montes les chateaux en chantilly, abrites les pas méditatifs des moines.

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Ta pâleur s’accorde à l’anthracite des toits, fait un contrepoint crémeux aux ardoises qui ruissellent. Est-ce parce que tu me rappelles le sable des plages que mon regard sans cesse revient se poser sur ta surface? Ou bien parce que tu gardes dans tes épaisseurs le souvenir de l’eau qui t’a façonnée? Ma main sur ta peau frôle une histoire qui a quatre-vingt dix millions d’années.

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