Fashion victim

Je suis vraiment étonnée. On me demande comment je peins, sur quel projet je travaille, quelle technique j’utilise, mais jamais comment je m’habille quand je suis dans mon atelier! Je crois qu’il est temps d’introduire un peu de futilité dans ce quotidien de labeur et de créativité. Je crois qu’il est temps de montrer que les artistes sont des femmes comme les autres et qu’elles se soucient autant de leur apparence que les influenceuses mode qui font exploser la fréquentation de leur blog dès qu’elles publient une vidéo sur leur nouvelle « capsule wardrobe« !

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Rassurez-vous, moi non plus je ne savais pas ce qu’était une « capsule wardrobe » avant, mais grâce à Pinterest, maintenant je sais!

 

Eh bien, chères amies, chers amis, vous tous qui me suivez depuis plus ou moins longtemps, sachez que moi aussi j’ai une garde-robe spécial atelier. Et il est temps que je vous en dévoile les coulisses.

Les chaussures

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THE shoes

Toute la journée, l’artiste cabriole de sa table de travail à son chevalet, descend à la cuisine rincer ses pinceaux ou croquer trois amandes, va ouvrir à la factrice qui apporte un recommandé. Bref, une artiste qui va loin est une artiste bien chaussée. Elle a donc choisi une paire de baskets « city spirit » qu’elle n’a même pas encore réussi à tacher. Des chaussures faites pour trotter dans la ville – lui avait assuré la vendeuse – et dont les coutures ont craqué au bout de deux mois d’utilisation. Mais entendons-nous bien : ce n’est pas un défaut de fabrication. Non, c’est l’artiste qui a de trop grands pieds…. Quant à ses chevilles… cela fera l’objet d’un autre billet.

Le pantalon

Slack, évidemment! Poussiéreux, pigmenté, mais large, confortable. Il permet à l’artiste de se contorsionner à peu près dans tous les sens, vers le bas, vers le haut, et même sur les côtés (c’est sa prof de yoga qui va être contente!). Vite lavé, vite séché, c’est un pantalon noir tout ce qu’il y a de plus basique, acheté le rouge aux joues dans un magasin d’une célèbre chaîne suédoise. L’artiste promet qu’elle ne le refera plus, mais mettre plus de 20 euros dans un futal qui va finir plein de taches, avec ce qu’elle gagne en plus… non, franchement, il y a des limites à l’éco-responsabilité!

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Vous voyez le trou dans la chaussure? La poussière sur le pantalon?

Le petit pull à trous-trous

Accessoire indispensable pour l’artiste qui travaille là-haut, sous le toit, où il fait toujours plus froid que partout ailleurs dans la maison. C’est un pull en cachemire et mérinos qui a beaucoup plu à deux mites errantes qui s’étaient glissées dans la maison en 2016. On aurait pu en rester là, mais non… Il a fallu qu’une erreur de programmation de lavage – dont le coupable ne s’est jamais vanté – réduise ce pull taille L à l’état de boléro. Il se porte donc dessous, juste pour tenir chaud. Cela dit, il est très efficace et remplit parfaitement sa fonction. Il n’est juste pas montrable. Cependant, une mamarazzi particulièrement opiniâtre a réussi à voler quelques clichés du petit pull à trous-trous au repos.

Le sweat à capuche

On termine par la pièce maîtresse de cette garde-robe d’artiste : le sweat à capuche. Sweat bien sûr, parce qu’on sweat beaucoup quand on est une créative. Large, ample et d’une couleur qui rend l’artiste particulièrement visible quand elle déboule à l’étage du dessous pour rincer son matériel (ou croquer des amandes), il permet une grande amplitude de mouvement. Pratique quand l’inspiration survient et qu’on travaille avec de grands gestes du bras sur toute la largeur du mur. Oups, j’en ai mis partout! Chéri, tu m’apportes le papier essuie-tout? Acheté au siècle dernier, dans un magasin qui ne doit même plus exister, il a fait son temps, mais n’est pas encore décidé à prendre sa retraite. Balafré de peinture, les poignets un peu cra-cra, la poche ventrale distendue, il continue vaillamment à affronter les matinées de travail sans se faire des nœuds au cordon (qu’il n’a plus). Les lavages successifs n’entament pas sa bonne humeur rouge pyrole. C’est vraiment le it sweat de l’artiste, sa pièce fétiche, celle dont elle ne peut pas se passer!

Je n’ai pas encore de chaîne youtube pour continuer à vous dévoiler les coulisses de mon dressing, mais j’y songe.

Ou alors un podcast, pour parler chiffons? Oui, je sens que je tiens un vrai sujet, là…

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12 commentaires sur “Fashion victim

  1. Très drôle et rafraîchissant, ton article ;-D
    Je ne suis pas trop la mode; c’est quoi un pantalon « slack » ? Moi, je met toujours une vieille chemise en flanelle, comme cela, je peux la tâcher tant que je veux, je m’en fiche. Par contre, sérieusement, un article sur tes chiffons, ça m’intéresse.

  2. Pfff j’adore ton autodérision. Tu sais quand j’ai repeint ma grille et ma porte de garage (mon côté artiste a des limites) j’ai trouvé le moyen d’en mettre partout… y compris sur les chaussures.
    On l’aura compris, il faut du confortable et lâche. Pense à Emmaus avant de laisser tes sous dans des chaînes . ^_^

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