Le temps file et je suis obligée de regarder mes photos pour le remonter, être certaine de ne rien oublier dans ce qui a marqué ces deux dernières semaines. Parmi eux, ce voyage à Porto. Une surprise totale, jusqu’au comptoir d’enregistrement de l’aéroport, où mon mari a dû enfin avouer la destination…

En quelques heures de voyage, nous étions transportés au Portugal, dans cette jolie ville que j’avais envie de découvrir depuis longtemps. Nous, mais pas ma valise qui a raté la correspondance, la faute aux roulettes sans doute, qui ne sont pas de compétition! A nous donc les rues animées, les immeubles colorés, et les fameux pasteis de nata sans lesquels le Portugal ne serait pas vraiment le Portugal…

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Petit-déjeuner à la mode de Porto : orange fraiches pressées, café et…

Porto est une ville à taille humaine, où tout est assez facilement accessible à pied ou en bus (voire en tram, il en reste trois lignes, essentiellement pour les touristes).

Premières photos de nuit

Et puis des photos de jour…

Balade le long de la mer, traversée du Douro vers les caves de vin de porto, ocres des maisons découvertes au détour d’une rue, d’un passage. Un vrai dépaysement, parsemé de déjeuners dans des petits restaurants portugais où le patron ne parle pas un mot d’anglais et où Palmyre, en cuisine, vous sert des portions de morue avec patates au four pour une équipe de footballeurs…

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A peine le temps de faire tourner deux machines en rentrant et voilà que l’amoureuse de Douarnenez, j’ai nommé la demoiselle au Carré Jaune, débarque avec livres et appareil photo en bandoulière, prête à dévaliser l’Ivraie et à saisir les imperceptibles signes qui parsèment les murs et les rues de la ville. Elle veut aussi voir la pointe du Raz, manger des langoustines et aller chez Monsieur Papier, à Plogoff. Comme ses désirs sont des ordres, on embarque pour le bout du monde et on fait une razzia de bestioles roses à l’étal du poissonnier, qui est en réalité une poissonnière du doux nom de Jacqueline. Le temps passe vite, la fatigue est là, et il faut se quitter un peu plus tôt que prévu pour prendre le temps de refaire le plein d’énergie. La météo nous a offert de magnifiques journées et on en a profité.

Mais la création dans tout ça me direz-vous? Parce que le titre de ce billet, c’est quand même « journal créatif » non? Et franchement, jusqu’à maintenant, on ne voit pas ce qu’il y a de créatif dans tout cela. Je pourrais m’en sortir par une pirouette, et vous dire que la création jaillit de tout et n’importe quoi, mais je vais tenter d’être sérieuse cinq minutes…

Cette semaine de reprise est partie dans tous les sens, comme si je voulais me remettre dans tout ce qui était en attente d’un coup. J’ai sorti de vieux livres pour commencer des collages qui n’en sont encore qu’aux balbutiements. J’ai déniché quelques livres inspirants à l’Ivraie, notamment cette collection des éditions du Chemin de Fer qui associe un/e écrivain/e et un/e artiste. Cela donne de très beaux résultats. Je vous en parlerai un peu plus tard.

Forte de sa sensibilité et de tous les livres lus, la demoiselle au Carré Jaune a aussi lu le début d’un de mes textes et donné quelques conseils qui m’ont été très utiles. Alors j’ai repris mes mots, les ai essorés puis je les ai de nouveau disposés, dans un ordre différent et en y ajoutant d’autres pour donner plus de matière, plus de chair, plus de liant. Il se pourrait bien que j’aie cessé de tourner en rond à ce sujet-là, qui m’obsédait depuis pas mal de temps déjà.

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Côté peinture, il y a eu des retours en arrière et puis des creusements. C’était  disparate et cela me laisse un sentiment mitigé. C’est un peu comme dans le travail sur soi. Il y a des paliers, parfois la tentation de revenir à des schémas connus. En général, cela précède une réelle avancée, alors je ne perds pas espoir d’évoluer vers quelque chose d’encore plus personnel et abouti. Sur l’ensemble des peintures réalisées, mes préférées sont les deux suivantes :

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Pour le moment, je ne peux pas vraiment travailler sur des toiles. Une tendinite à l’épaule, qui dure depuis un certain temps déjà, m’oblige à éviter certains mouvements, comme celui de lever le bras pour peindre les toiles accrochées directement au mur. Donc, je me contente du papier, ce qui me permet de travailler à ma table de travail. C’est un peu frustrant, mais il parait que dans ces cas-là, il faut être trèèèès patiente…

Je vous souhaite à tous un beau week-end. Merci de m’avoir lue jusqu’ici…


6 commentaires

lewerentz · 2 mars 2019 à 8 08 29 03293

Deux semaines très remplies ! Porto t’aurait-il aussi inspiré quelques pistes ?
Bon week-end, bises.

    Gwenaëlle · 2 mars 2019 à 8 08 30 03303

    Quelle rapidité ! 😊 Je ne sais pas, en général il y a besoin d’un peu de temps pour décanter… Bon week-end également. Bises.

Sylire · 2 mars 2019 à 9 09 32 03323

Deux semaines bien remplies !
Je retournerais bien à Porto… On n’avait pas eu le temps de visiter les caves.
On s’est encore ratées avec ke petit carré jaune mais je ne désespère pas de la rencontrer un jour.
Zut pour la tendinite. Pour en avoir déjà eu, oui il faut être patient !

    Gwenaëlle · 2 mars 2019 à 9 09 42 03423

    Cette ville m’a beaucoup plu aussi. Il y a une douceur charmante. Ben oui, j’ai vu que tu n’avais pas donné suite. C’est partie remise. Bon week-end à vous tous.

aifelle · 3 mars 2019 à 7 07 49 03493

J’ai trainé une tendinite à l’épaule un bon moment avant de rencontrer la kiné qui m’a sauvée … Elle n’est pas revenue (la tendinite, pas la kiné ..). Le Portugal a l’air d’un très chouette pays et la demoiselle au Carré Jaune a des idées de sorties plutôt sympathiques

    Gwenaëlle · 3 mars 2019 à 9 09 42 03423

    Oui, le Portugal, c’est vraiment bien, et miss Carré Jaune connaît parfaitement ses gammes depuis qu’elle a son CAP Bretagne! 🤣

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