Semaine #24

Vous le savez, je suis, depuis début mai, une formation en ligne, orchestrée par le peintre Nicholas Wilton. Chaque semaine, les participants reçoivent des vidéos explicatives et les instructions pour le travail à réaliser. On a commencé gentiment, en faisant des tableaux recensant nos sources d’inspiration et nos désirs pour les mois et années à venir. Puis nous sommes entrés dans le vif du sujet, en travaillant en noir et blanc sur les valeurs et les formes. Cette semaine, le travail demandé était un peu le même, mais avec deux couleurs supplémentaires : l’ocre jaune et le rouge sombre.

Lighthouse

J’ai dessiné un phare et c’est sans doute un clin d’œil de mon inconscient. Je me sens en effet perdue ces temps-ci. Pourquoi? Parce que j’essaie d’intégrer ce que j’apprends dans ma pratique, mais il faut du temps pour cela. Or, je dois terminer encore la dizaine de toiles que j’ai en cours pour l’exposition de juillet. Je me rends compte que c’est difficile, voire impossible de conjuguer les deux. Pour assimiler tout ce que j’apprends dans ce programme, il me faudra des semaines, des mois. Alors peut-être par facilité, peut-être pour me rassurer, je suis revenue à mon style propre, à ce que je sais faire pour réaliser cet exercice avec une palette limitée. La mer, les rochers, l’horizon, les vagues.

Malgré tout, les consignes de contrastes, de formes variées et de zones active/passive sont plus ou moins respectées. Je sais que je vais évoluer encore, aller vers quelque chose de plus simple, d’épuré, mais aussi de plus travaillé et riche dans la texture et le mélange des couleurs. Mais il faut que les connaissances nouvelles se déposent en moi pour que je puisse les faire miennes. Je sais qu’en général, trois mois me sont nécessaires pour que je commence à appliquer ce que j’ai compris. C’est valable en matière de développement personnel comme en peinture.

Terre-Mer

Ce qui me rassure, c’est que nous sommes nombreux/nombreuses à éprouver cette sensation de flotter sans rien maîtriser. Certains parlent de confusion, d’autres de malaise intérieur à l’idée de ne plus rien savoir. Je n’en suis pas là, mais je sens bien que tout est remis en question, instable, chancelant. C’est une sensation qui n’est pas agréable, mais elle ne m’inquiète pas pour autant. Le temps est une donnée incompressible, alors j’essaie de prendre plaisir dans le processus malgré tout et de m’observer avec une certaine curiosité. Comme si une autre « moi » rigolait en douce de me voir me débattre ainsi pour tenter d’aller vers ce que je ne sais pas encore…

Lever de soleil derrière l’île Tristan

En cette période chahutée, aller marcher tôt le matin pour voir le soleil se lever a agi comme une baume calmant. Cela faisait longtemps que je n’avais pas pu le faire et j’ai été ravie de traverser la ville endormie pour suivre, au fil de mes pas, l’astre glorieux qui émergeait des nuages à l’Est. Les pêcheurs en profitaient pour partir et leurs voix portaient sur la mer sereine. Leurs embarcations filaient comme des traits de pinceaux. J’ai bien fait d’en profiter, car depuis la pluie décourage toute tentative de balade, et le froid qui l’accompagne pousse au repli.

Ça ira mieux la semaine prochaine!

2 commentaires sur “Semaine #24

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