Dans mon article sur le processus créatif, je vous expliquais que la créativité est une ressource en nous, dans laquelle nous puisons pour résoudre un problème. Elle nous permet de dépasser les obstacles qui se dressent sur notre chemin en inventant des solutions. Elle ne concerne pas seulement le domaine artistique, mais tous les aspects de la vie.

Je regarde en ce moment une série que je trouve vraiment intéressante. Il s’agit de « Atypical« , sur Netflix, qui raconte le parcours d’un jeune homme de 18 ans, Sam, qui souffre d’autisme. On voit par exemple dans cette histoire que, face à son enfant, la mère de Sam a su inventer jeux, comptines, rituels et pratiques pour aider son fils à être de moins en moins incapacité par son état. Elle a fait preuve d’une grande créativité pour l’accompagner dans ses premières années.

La créativité, c’est aussi à elle que l’on a recours, parfois, quand on décide de faire une recette et qu’on s’aperçoit au dernier moment, un dimanche soir, qu’il nous manque la moitié des ingrédients. Alors, prenant la recette comme base, on décide d’improviser en remplaçant les ingrédients manquants avec d’autres qu’on a sous la main…

Ça, c’est un coup déloyal pour vous donner envie de faire des crêpes…
Photo by Monika Grabkowska on Unsplash

Cependant, il arrive parfois que l’on soit dans un état d’esprit si négatif, que l’on ne voit que les problèmes, et pas les solutions que l’on pourrait trouver. C’est un peu comme si on était totalement cerné par les ronces. On a l’impression d’être prisonnier, et insidieusement, on se laisse gagner par l’anxiété et le défaitisme. On redoute ce qui pourrait arriver à ceux qu’on aime, à notre famille, à nous-même. Scénario catastrophe à tous les étages…

Pendant une période de ma vie, j’ai été dans cet état d’abattement. Au lieu de voir toutes les richesses dont ma vie était remplie, je n’étais capable que de me focaliser sur ce que je n’avais pas, ou ce que je n’avais pas eu. Je vivais en fonction de mes peurs, dans un univers essentiellement imaginaire et néfaste.

Au lieu de laisser l’énergie de la créativité circuler, je m’enfermais dans des pensées étouffantes qui noircissaient artificiellement mon univers en le peuplant de fantasmes terribles, de choses potentiellement atroces, qui me confinaient dans l’inaction.

Quand on traverse ce genre de « désert » (ou que l’on voit autour de soi des personnes qui y sont confrontées), la seule solution, c’est de retrouver le chemin de la créativité et de se mettre en action. Pour moi, c’est passé par un déménagement, du bénévolat, et la décision de me consacrer à la peinture. En agissant, je suis sortie de mes ruminations. Je suis passée du mental au corporel. Et j’ai compris que les solutions avaient toujours été en moi. Je ne voulais juste pas les voir…

Parce que, bien sûr, il y a un bénéfice à rester à l’état de victime des ronces et des circonstances : on ne prend pas de risque, on ne se confronte à rien, et on n’échoue pas… Mais vit-on?

Lorsque l’on traverse des moments difficiles, ou bien simplement lorsque l’on est confrontée à un problème, savoir qu’on dispose de toute la créativité nécessaire en soi, c’est à dire de la capacité à trouver des solutions pour s’en sortir ou pour résoudre ce qui ne va pas, c’est un peu comme un fanal qui s’allume sur l’immensité de la mer obscure. Soudain, on a beaucoup moins peur… la terre n’est plus très loin.

Photo by Casey Horner on Unsplash

Oui, mais comment passer à l’action? C’est ce dont on parlera dans un prochain billet, avec une technique simple qui permet de dépasser ses peurs pour voir les bénéfices qu’on peut gagner en se mettant en mouvement.


3 commentaires

gambadou · 12 février 2020 à 12 12 46 02462

Très bon billet, mais tu nous tiens en haleine là !

lewerentz · 13 février 2020 à 5 05 50 02502

Déjà très intéressant ; j’ai hâte de lire la suite !

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