Les gens heureux

Parce qu’ils ont leur double-page dans un magazine, parce qu’ils sont invités dans une émission, les gens célèbres donnent souvent l’illusion de vivre plus intensément, et d’être plus heureux que le commun des mortels. La lecture des articles qui font Lire la suite…

L’étrange douceur

Comme un oiseau dans la tête Le sang s’est mis à chanter Des fleurs naissent c’est peut-être Que mon corps est enchanté Que je suis lumière et feuilles Le dormeur des porches bleus L’églantine que l’on cueille Les soirs de Lire la suite…

No man’s land

A la croisée des chemins une route vers l’infini une autre route perdue dans les brumes et ne pas savoir où aller.   Tentation de rester là attendre le destin ou retourner en arrière. On ne peut refaire le chemin Lire la suite…

L’île rétive

l’île rétive se refuse encore à sceller tes mots pourtant du flux laborieux s’exondent des trophées   d’insolites tresses de nœuds d’agui effets de femmes frisottant au soleil au sel des palabreuses marées   mais aussi   des voix blessées Lire la suite…

Printempoétisons

Aujourd’hui débute le Printemps des Poètes, qui durera jusqu’au 19 mars 2018. Le thème choisi cette année est l’Ardeur, ce qui laisse présager de belles envolées…   J’ai décidé de profiter de cet évènement pour me lancer un défi. Pendant Lire la suite…

Consolation d’hier

J’entends l’homme évoquer ces matins où il “faisait l’auteur”. Tout y était : la vaste table en bois, le stylo, les feuilles éparpillées, et l’impossible chat couché dessus. L’homme est acteur, il veut rester modeste dans son propos, mais ça Lire la suite…

Fragment granitique

Acrylique et pastels à l’huile sur toile, 60 x 60 cm A partir du 7 février, et jusqu’à la fin du mois de juin 2018, j’exposerai une quinzaine de toiles au restaurant Le Poisson d’Avril, au Guilvinec. Fragment granitique, faisant Lire la suite…

La Quincaillerie

C’est un jour de grisaille. Je suis partie marcher, l’appareil photo en bandoulière, prête à dégainer à la première surprise venue. Mais le soleil farouche ne se découvre qu’au-dessus de la mer, et de surprise il n’y a point. Le chemin est connu. Les vues qu’il offre aussi.

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Alors après une heure à patauger dans les chemins détrempés, je préfère changer mes plans. Je me réfugie à la Quincaillerie, qui comme son nom ne l’indique pas, est un lieu chaleureux où l’on peut déjeuner, ou boire un thé l’après-midi. (suite…)

Tout sauf lisse

Fatalement, la mauvaise nuit se produit. Un trou dedans, bien au milieu. Alors quand le réveil sonne, à peine trois heures plus tard, la question surgit : pourquoi je fais tout ça? Pourquoi écrire? Exaspération chimique passagère. Les rêves sont encore à la marge. Couleur jaune. Les images fuient comme un mot sur le bout de la langue et ne reviennent jamais. Dans quel gouffre tombent-elles?

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A l’heure où les rêves traînent leur lambeaux

Je me réveille tôt. Quand les autres et la ville dorment encore. Plaisir secret. Je prépare un thé et vais dans mon atelier. Cercle de lumière de la lampe. Dans ma main, la tasse japonaise aux motifs végétaux. Le cahier, le stylo-plume. Rien d’autre. La tête pas encore tout à fait à l’endroit.

Bruit du thé dans la tasse. Bruit de la pluie sur le toit. Je commence à écrire immédiatement. Roue libre. Je ne sais pas ce qui va surgir, je ne sais pas où je vais. Je m’accroche aux dernières images du rêve. Deux voix qui se confondaient. L’une comme une lettre décachetée, pleine de regrets et de douceur. L’autre plaintive qui me demandait de lui envoyer le papier promis. Quel papier?

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