Détournement d’actualités

Je n’ai pas été très bavarde, ces dernières semaines. C’est parce que ça cogitait là-dedans. A la recherche d’idées pour écrire différemment, pour peindre autre chose. Il faut du temps pour que les idées mûrissent. Enfin, bref, ce midi, attablée dans un café bigouden, entre la séance d’accrochage pour la mini-expo de la Galerie Rouge (dont je vous parlerai bientôt) et un rendez-vous « beauté », je me suis nourrie de mauvais pain et d’indigestes actualités. L’idée était dans l’air depuis un moment. Il ne restait plus qu’à la concrétiser.

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Hein André?

Elle entre dans la galerie précédée des deux cannes qui l’aident à maintenir son équilibre. Elle est petite et enrobée d’un manteau de laine aux couleurs nuancées. Elle me dit qu’elle a vu l’article dans le journal qui mentionne mon exposition. Ce qu’on apercevait sur la photo lui a donné envie de venir. Elle ne sort plus beaucoup. Un ami l’accompagne, grand et mutique. Elle me dit qu’elle ne voit pas bien car ses yeux sont malades. Elle s’approche des tableaux. Lève le nez. Me parle des couleurs, de ma palette. De temps en temps, elle laisse échapper un petit rire cristallin qui lui donne un air de jeune fille facétieuse. Elle regarde mieux. Se laisse envahir par un rouge particulièrement sonore. Commente mon travail. Parfois, elle se tourne vers son accompagnateur et demande : Hein André? André est gentil et il acquiesce. Je ne sais pas vraiment ce qu’il pense de tout ça. (suite…)

Le temps blanc

Peindre est une activité souvent solitaire. On passe de longues heures seule, dans son atelier, à tenter de défricher le chemin sur lequel on s’est mis en tête d’avancer. Le temps s’écoule plus ou moins lentement, selon qu’on se sent inspirée ou qu’on reste sèche devant la toile. Les journées se suivent, et il arrive même qu’elles se ressemblent car il est important d’être constante et régulière. Parfois, la musique ou la radio tissent un fond musical qui trompe l’impression de solitude. Non que cette impression soit désagréable. Elle est même souvent recherchée, mais elle ne peut pas durer. Ce ne serait bon ni moralement, ni financièrement.  (suite…)

Vernissage

Ceci est une invitation mais vous n’en aurez pas besoin pour entrer et venir partager un petit verre de blanc, de rouge, de cidre, à votre guise, demain soir à la Galerie Rouge, à Pont l’Abbé, en pays bigouden… Il Lire la suite…

Ça commence demain!

Au cas où vous seriez passé à côté de l’évènement de l’année, je vous rappelle que j’expose une trentaine de toiles à la Galerie Rouge, à Pont l’Abbé, du 20 octobre au 5 novembre. Le vernissage aura lieu samedi 21 Lire la suite…

Dans les verts de l’Auvergne

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J’y suis allée sans rien attendre, sinon quelques jours de solitude et des occasions de dépaysement. La maison était tout au bout de la route, une route qui se transforme en chemin et aboutit à cette roche romaine qui a donné son nom au lieu-dit. (suite…)

Normandie

Des personnes mal intentionnées prétendent qu’il pleut toujours du côté de Cherbourg. Et que c’est la raison pour laquelle on y a tourné, jadis, un film plein de parapluies. Les photos qui suivent ont été réalisés sans filtre et sans Lire la suite…

L’artiste poreux

Il devient parfois urgent, après avoir passé quelques heures, quelques jours, à travailler sur plusieurs toiles de sortir prendre l’air. Après la concentration de la création, la tête a besoin de s’aérer, de voir du mouvement, des couleurs. Mais l’esprit Lire la suite…

Saint-Nazaire en hiver

Poursuivant mon exploration sur le thème d’Une chambre à soi, je suis partie pour quelques jours m’égarer dans les rues de Saint-Nazaire, sous le ciel d’hiver et sa grise mélancolie. 

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L’hôtel fait face à la gare. Depuis la fenêtre de ma chambre, je peux voir l’afflux constant de voitures et la chorégraphie des bus qui viennent prendre et décharger leur lot de passagers. Des vitres isolent du bruit, mais je les entrouvre pour écouter. Que serait une ville sans son bruit? Je suis au deuxième étage et ai une vue plongeante sur le carrefour qui marque l’entrée dans le centre. Le matin, alors qu’il fait encore nuit, c’est un long ruban de phares qui glisse et pénètre les avenues perpendiculaires. Saint-Nazaire, presque entièrement détruite après la guerre, a été rebâtie sur le modèle de la garnison romaine : un quadrillage fait d’avenues parallèles coupées à angle droit par des rues. Seules quelques maisons anciennes ont résisté aux bombes et elles se parent aujourd’hui de couleurs pimpantes, coquettes trop conscientes de faire partie des happy few. (suite…)