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Gwenaëlle Péron

Peintures et explorations

Catégorie

Bois

Ce qui reste de l’hiver

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Acrylique sur bois, 40 x 70 cm

Du neuf avec du vieux…

Acrylique, feutres Posca et pastels à l’huile sur panneaux de bois, 30 x 30 cm

Pour faire ces six tableaux, j’ai repris des panneaux de bois qui m’avaient déjà servi. Sur le principe du palimpseste, j’ai rendu la surface de nouveau vierge puis j’ai collé divers éléments : morceaux de tissu, compresse dépliée, rubans de papier et feuilles de kraft pliées.

J’ai ensuite travaillé couche après couche. Jouant d’abord sur les verts et les jaunes, avant d’introduire le rouge de naphtol, très éclatant, et les bleus. Peu à peu, selon ma bonne habitude, ont émergé des formes : poisson, bâtiments, falaise, rocher pliée, étrange étoile de mer…

J’ai eu beaucoup de plaisir à faire cette série, qui m’a pris au moins deux jours pleins. L’idée était de travailler sur les six panneaux en même temps, pour préserver une unité dans les couleurs.

Aujourd’hui, il fait trente degrés dehors, et je manque un peu d’air dans mon atelier. C’est rare, d’habitude, c’est plutôt la lumière qui se fait désirer. La chaleur ralentit les mouvements, pousse à prendre davantage son temps. Ce n’est sans doute pas un mal…

Mellow Yellow

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Acrylique sur bois, 50 x 50 cm

Restanques

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Acrylique sur bois, 40 x 70 cm

Obsession

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Acrylique, feutres et pastels à l’huile, sur panneau de bois, 50 x 50 cm

Obsession, parce qu’à force, je m’interroge : pourquoi toutes ces villes? pourquoi toute cette eau? Bon, d’accord, hier j’ai eu un accès de campagne normande, mais enfin ça n’empêche pas qu’il y a, dans ma production, une grande part de villes au bord des flots. A force de vivre à Douarnenez, je dois avoir fait mien le mythe de la ville d’Ys, et c’est elle que je fais sortir de la mer, encore et encore.

Encore une fois, c’était un panneau sur lequel figurait quelque chose qui ne me parlait pas, ou plus. J’ai donc recommencé, suis repartie de zéro, c’est à dire d’une couche de blanc. Le fond reste très texturé, même si ça ne se voit pas sur la photo. C’est le dernier auquel je fais subir ce traitement. J’ai l’impression que ce type de support, qui pendant un temps avait mes faveurs, m’est devenu plus difficile à travailler. Je vais donc revenir aux toiles, à leur souplesse, leur façon différente d’absorber la peinture.

Et promis, je vais essayer d’aller promener mes pinceaux ailleurs que dans les villes. Le vert m’appelle…

Bosquet

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Acrylique sur panneau de bois, 50 x 50 cm

Work in progress

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Phase 1 : Se mettre dans un état second et étaler des couleurs, à l’aide d’une carte en plastique, de manière totalement aléatoire…

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Phase 2 : ajouter d’autres touches de couleurs ici et là. Ici, des verts, de l’or de quinacridone. Suivre son instinct, et ne surtout pas réfléchir.

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Phase 3 : bien que sous l’effet d’aucune substance illégale, voir apparaître quelque chose qui ressemble à des sommets.

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Phase 4 : Faire sa fête au ciel, et le couvrir d’un voile blanc-gris de saison.

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Phase 5 : se lancer dans une débauche de couleurs éclatantes, et se rouler dedans, encore et encore. Si l’envie se présente, dévaler les pentes herbeuses qui se dessinent…

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Phase 6 : ajouter quelques touches de pastel à l’huile, et puis s’arrêter là en se demandant s’il est urgent de consulter ou pas. Tant de couleurs, c’est pas normal, si?

Il y aura peut-être d’autres étapes, mais pour le moment, je m’arrête là.

Tumulte

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Diptyque, acrylique sur bois, 70 x 50

Pourquoi pas Santorin?

Avant-dernier de la série de quatre petits tableaux que j’ai en cours. Celui-ci m’a donné du fil à retordre, et je ne suis qu’à moitié satisfaite du résultat. Il faut dire qu’avec ma technique de progression, tout est hasardeux et aléatoire.

Je commence, en effet, par recouvrir le panneau d’un couche de gesso blanc. Puis j’applique du mortier de structure, pour donner du relief, de la texture à l’ensemble. Ensuite, j’étale des couleurs vives au (presque) hasard. Cette première couche une fois sèche, j’en applique une seconde, dans les tons bleu et vert. Et là, je prends un peu de recul, je tourne le tableau dans un sens, dans l’autre, pour voir ce qui surgit. Une falaise? Une ville? Un port?

Seulement à ce moment, je commence à travailler au résultat final. Ici, le relief sur le côté droit m’a fait songer à une ville perchée sur une falaise ou une île, comme Santorin. Mais le ciel ne me convenait pas. J’ai tenté de l’éclaircir. Caramba! Encore raté! Alors, je l’ai laissé tel quel, et j’ai même renforcé le rose et l’orangé qui n’apparaissaient que par touches. Assumons notre goût pour les couleurs! Ensuite, c’est la falaise que j’ai éclaircie, pour accentuer le relief.

Au final, une semi-satisfaction. Ce n’est pas facile de travailler sur ces petits formats, qui paraissent vite surchargés, et au bout d’un moment, l’accumulation de couches montre aussi ses limites. Alors, il faut aussi savoir arrêter, même si…

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Acrylique sur bois, 30 x 30 cm

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