Semaines #12 et #13

Ce jour-là, il y a urgence à profiter du soleil qui brille comme une médaille dans le ciel sans nuage. Sortir de l’hiver à toutes jambes, et foncer sur la plage, appareil en main pour prendre des photos des roches-rochers qui suintent l’eau de la dernière marée. Apocalypse des lignes Lire la suite…

Par Gwenaëlle, il y a

Comment se renouveler?

Quoiqu’en disent certains, le cerveau des artistes fonctionne comme tous les cerveaux : quand il commence à sentir qu’il maîtrise la technique, que l’élaboration des tableaux se fait sans difficulté et que le résultat obtenu est satisfaisant, il a envie de continuer comme ça longtemps, longtemps… C’est moins d’énergie à Lire la suite…

Ce que je ne sais pas

Nous sommes vraiment d’étranges animaux. Toujours partagés entre le désir de nouveauté et le besoin d’être rassurés par une gentille routine. Victimes de notre cerveau qui n’aime rien tant qu’automatiser ce qu’il maîtrise. Nous sommes faits comme ça : nous avons tendance à reproduire, parce que c’est plus facile, que Lire la suite…

Influences

Récemment, une amie qui se reconnaitra, m’a demandé si je comptais donner des cours. Une autre, quels étaient mes maîtres en peinture, et si l’œuvre de certains me rendait folle de jalousie. Ces interrogations m’ont menée sur la piste de l’influence. Comment la définir? Quels sont ses effets? Où s’arrête Lire la suite…

No man’s land

A la croisée des chemins une route vers l’infini une autre route perdue dans les brumes et ne pas savoir où aller.   Tentation de rester là attendre le destin ou retourner en arrière. On ne peut refaire le chemin la règle du jeu est d’avancer.   Au croisement une Lire la suite…

La Quincaillerie

C’est un jour de grisaille. Je suis partie marcher, l’appareil photo en bandoulière, prête à dégainer à la première surprise venue. Mais le soleil farouche ne se découvre qu’au-dessus de la mer, et de surprise il n’y a point. Le chemin est connu. Les vues qu’il offre aussi.

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Alors après une heure à patauger dans les chemins détrempés, je préfère changer mes plans. Je me réfugie à la Quincaillerie, qui comme son nom ne l’indique pas, est un lieu chaleureux où l’on peut déjeuner, ou boire un thé l’après-midi. (suite…)

Détournement d’actualités

Je n’ai pas été très bavarde, ces dernières semaines. C’est parce que ça cogitait là-dedans. A la recherche d’idées pour écrire différemment, pour peindre autre chose. Il faut du temps pour que les idées mûrissent. Enfin, bref, ce midi, attablée dans un café bigouden, entre la séance d’accrochage pour la mini-expo de la Galerie Rouge (dont je vous parlerai bientôt) et un rendez-vous « beauté », je me suis nourrie de mauvais pain et d’indigestes actualités. L’idée était dans l’air depuis un moment. Il ne restait plus qu’à la concrétiser.

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Dans les verts de l’Auvergne

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J’y suis allée sans rien attendre, sinon quelques jours de solitude et des occasions de dépaysement. La maison était tout au bout de la route, une route qui se transforme en chemin et aboutit à cette roche romaine qui a donné son nom au lieu-dit. (suite…)

L’artiste poreux

Il devient parfois urgent, après avoir passé quelques heures, quelques jours, à travailler sur plusieurs toiles de sortir prendre l’air. Après la concentration de la création, la tête a besoin de s’aérer, de voir du mouvement, des couleurs. Mais l’esprit des artistes, c’est un peu comme les chiens : jamais Lire la suite…

Saint-Nazaire en hiver

Poursuivant mon exploration sur le thème d’Une chambre à soi, je suis partie pour quelques jours m’égarer dans les rues de Saint-Nazaire, sous le ciel d’hiver et sa grise mélancolie. 

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L’hôtel fait face à la gare. Depuis la fenêtre de ma chambre, je peux voir l’afflux constant de voitures et la chorégraphie des bus qui viennent prendre et décharger leur lot de passagers. Des vitres isolent du bruit, mais je les entrouvre pour écouter. Que serait une ville sans son bruit? Je suis au deuxième étage et ai une vue plongeante sur le carrefour qui marque l’entrée dans le centre. Le matin, alors qu’il fait encore nuit, c’est un long ruban de phares qui glisse et pénètre les avenues perpendiculaires. Saint-Nazaire, presque entièrement détruite après la guerre, a été rebâtie sur le modèle de la garnison romaine : un quadrillage fait d’avenues parallèles coupées à angle droit par des rues. Seules quelques maisons anciennes ont résisté aux bombes et elles se parent aujourd’hui de couleurs pimpantes, coquettes trop conscientes de faire partie des happy few. (suite…)