Le privilège des artistes

Miracle d’Instagram. En quelques secondes et quelques clics, on peut pénétrer l’univers d’un inconnu, d’une personne qui vit ailleurs, et qu’on n’aura sans doute jamais la chance de croiser. Il y a quelques jours, j’ai été extrêmement touchée par les mots qui accompagnaient la photo d’une artiste anglaise installée dans Lire la suite…

Un certain regard (sur les femmes et le reste…)

On a dit, écrit beaucoup de choses à la suite de la sortie d’un certain chroniqueur sur le corps des femmes de cinquante ans. L’homme disait ne pas le trouver « extraordinaire du tout », ce corps qui commence à laisser apparaître les premiers signes de la vieillesse. Au-delà de l’inévitable polémique Lire la suite…

Par Gwenaëlle, il y a

Fashion victim

Je suis vraiment étonnée. On me demande comment je peins, sur quel projet je travaille, quelle technique j’utilise, mais jamais comment je m’habille quand je suis dans mon atelier! Je crois qu’il est temps d’introduire un peu de futilité dans ce quotidien de labeur et de créativité. Je crois qu’il Lire la suite…

Influences

Récemment, une amie qui se reconnaitra, m’a demandé si je comptais donner des cours. Une autre, quels étaient mes maîtres en peinture, et si l’œuvre de certains me rendait folle de jalousie. Ces interrogations m’ont menée sur la piste de l’influence. Comment la définir? Quels sont ses effets? Où s’arrête Lire la suite…

L’intérêt est dans les détails

Soyons honnête : je rate autant que je réussis. Parfois, je passe une journée, ou deux sur des peintures, en espérant voir jaillir quelque chose qui s’approcherait de ce que j’attendais inconsciemment  (notez la formulation qui dévoile toute la complexité du processus…). Je m’escrime, j’essaie, j’empile, j’estompe. Et au final, Lire la suite…

La Quincaillerie

C’est un jour de grisaille. Je suis partie marcher, l’appareil photo en bandoulière, prête à dégainer à la première surprise venue. Mais le soleil farouche ne se découvre qu’au-dessus de la mer, et de surprise il n’y a point. Le chemin est connu. Les vues qu’il offre aussi.

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Alors après une heure à patauger dans les chemins détrempés, je préfère changer mes plans. Je me réfugie à la Quincaillerie, qui comme son nom ne l’indique pas, est un lieu chaleureux où l’on peut déjeuner, ou boire un thé l’après-midi. (suite…)

Book’n Billig

Alors avant d’évoquer le petit moment que j’ai passé dans cet antre sympathique, révisons un peu. Qui sait ce qu’est une billig? Oui, toi, qui lèves le doigt au fond? Gagné, c’est cette grande plaque ronde sur laquelle on fait cuire les crêpes, en Bretagne (et parfois ailleurs).

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Book’n billig, c’est un lieu discret, à l’esprit brocante, qui se cache dans la rue de la Providence, à Quimper. Les étagères sont un peu de guingois et les livres posés dessus sans ordre autre que celui dicté par le hasard. Des livres d’occasion, pour les grands et pour les petits. Des tables blanches, un sol vert. Frais, pimpant, surtout sous la lumière dispensée par la verrière. Des soirées y sont aussi organisées. Jeux, concerts, spectacles. (suite…)

Hein André?

Elle entre dans la galerie précédée des deux cannes qui l’aident à maintenir son équilibre. Elle est petite et enrobée d’un manteau de laine aux couleurs nuancées. Elle me dit qu’elle a vu l’article dans le journal qui mentionne mon exposition. Ce qu’on apercevait sur la photo lui a donné envie de venir. Elle ne sort plus beaucoup. Un ami l’accompagne, grand et mutique. Elle me dit qu’elle ne voit pas bien car ses yeux sont malades. Elle s’approche des tableaux. Lève le nez. Me parle des couleurs, de ma palette. De temps en temps, elle laisse échapper un petit rire cristallin qui lui donne un air de jeune fille facétieuse. Elle regarde mieux. Se laisse envahir par un rouge particulièrement sonore. Commente mon travail. Parfois, elle se tourne vers son accompagnateur et demande : Hein André? André est gentil et il acquiesce. Je ne sais pas vraiment ce qu’il pense de tout ça. (suite…)

Le temps blanc

Peindre est une activité souvent solitaire. On passe de longues heures seule, dans son atelier, à tenter de défricher le chemin sur lequel on s’est mis en tête d’avancer. Le temps s’écoule plus ou moins lentement, selon qu’on se sent inspirée ou qu’on reste sèche devant la toile. Les journées se suivent, et il arrive même qu’elles se ressemblent car il est important d’être constante et régulière. Parfois, la musique ou la radio tissent un fond musical qui trompe l’impression de solitude. Non que cette impression soit désagréable. Elle est même souvent recherchée, mais elle ne peut pas durer. Ce ne serait bon ni moralement, ni financièrement.  (suite…)

L’artiste poreux

Il devient parfois urgent, après avoir passé quelques heures, quelques jours, à travailler sur plusieurs toiles de sortir prendre l’air. Après la concentration de la création, la tête a besoin de s’aérer, de voir du mouvement, des couleurs. Mais l’esprit des artistes, c’est un peu comme les chiens : jamais Lire la suite…