Faut-il se comparer aux autres?

Il y a cinq ans, j’ai décidé de consacrer l’essentiel de mon temps à la peinture. Je démarrais de zéro, ou presque. Le goût pour tout ce qui relevait des arts plastiques était en moi depuis longtemps, mais je n’avais pratiqué qu’en dilettante, quand l’éducation de deux loustics et la Lire la suite…

À l’essai

Lundi matin, jour de rentrée. Regonflée par de bonnes vacances entre montagne et mer, je m’équipe pour aller dans la forêt travailler à des croquis inspirés des formes végétales. Mon matériel dans un sac, mon chien dans le coffre, je veux démarrer ma voiture, et là, rien. Les voyants allumés comme si c’était Noël mais pas le début d’un semblant de bruit de moteur. Batterie morte. Pas de forêt. Pas de balade. Chien dépité, et moi qui ne l’étais pas moins. Plus qu’à retrouver l’atelier. Voilà pour l’anecdote de rentrée… (suite…)

Vagabondages (3)

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C’est le nombre de caractères, espaces non comprises, que contient l’histoire que je viens d’achever, après une dernière ligne droit intensive. Elle a eu une genèse un peu chaotique. Commencée il y a environ un an, elle avait déjà en germe tous les personnages, mais après plusieurs essais, je l’avais laissée tomber car je n’arrivais à rien. Dans ces cas-là, l’écriture se tarit d’elle-même, à force d’être laborieuse.

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La lecture d’un roman a produit un déclic en moi. En avril, j’ai découvert la plume de Frédérique Martin à travers « Sauf quand on les aime« , un roman que j’ai vraiment apprécié. Est-ce parce que l’auteur anime des stages d’écriture et que son bel esprit a infusé en moi à travers cette lecture? Je ne sais pas, mais soudain, comme avec des formes semblables on produit un autre arrangement, j’ai vu mon histoire dans une autre perspective. A travers le prisme de la filiation, tout ce qui était encore en friche prenait sens. En l’espace d’un week-end, j’ai reconstruit l’ensemble. Un personnage qui était mort dans la première version a ressuscité. Une petite fille à l’état de fantôme est devenue bien réelle. Et l’histoire s’est ensuite déroulée par salves, selon le temps que je pouvais lui accorder. (suite…)

L’attraction du paysage

Alors que je veux libérer mon pinceau, aller vers une peinture plus spontanée, gestuelle, abstraite, mon esprit semble vouloir s’ancrer dans ce qui fait mon quotidien : le ciel, la terre et l’eau.

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30×50 cm

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Granitique

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Délaisser pour un temps la mer et ses sortilèges voilés. Prendre la route qui s’enfonce à l’intérieur des terres. Ou plutôt LES routes, où l’on se perd, parsemées de villages où la vie s’est endormie, bordées de champs de blé et de vallons ombreux. Au détour des virages, la pierre surgit de terre, sous forme de chapelles oubliées, d’églises qui font le gros dos sous l’aplomb du soleil d’été, et de calvaires élancés vers un ciel déchiré de nuages. (suite…)

Chaud et froid/Sous le jeu des larmes…

Je reprends mon défi des Cinq Branches de l’Etoile, qui consiste à s’aventurer dans la création littéraire, picturale, visuelle et sonore en partant d’une contrainte, comme dans un atelier d’écriture. Pour cette semaine, le thème est : Chaud et froid. Le vers de Reverdy : Sous le jeu des larmes qui viennent Lire la suite…