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Gwenaëlle Péron

Peintures et explorations

Catégorie

Inclassable

Là où le soleil se couche rouge

Une série d’études de paysages sur un fond rouge/orangé dont on ne discerne plus, au final que quelques quartiers. J’ai passé un peu trop de temps dessus, partant avec une idée, en changeant en cours de route, et revenant à la fin à ces lieux imaginaires où je me promène si souvent… La terre, l’eau et le feu d’un soleil rougeoyant.

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Le vieux fort  Lire la suite

Vagabondages (3)

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C’est le nombre de caractères, espaces non comprises, que contient l’histoire que je viens d’achever, après une dernière ligne droit intensive. Elle a eu une genèse un peu chaotique. Commencée il y a environ un an, elle avait déjà en germe tous les personnages, mais après plusieurs essais, je l’avais laissée tomber car je n’arrivais à rien. Dans ces cas-là, l’écriture se tarit d’elle-même, à force d’être laborieuse.

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La lecture d’un roman a produit un déclic en moi. En avril, j’ai découvert la plume de Frédérique Martin à travers « Sauf quand on les aime« , un roman que j’ai vraiment apprécié. Est-ce parce que l’auteur anime des stages d’écriture et que son bel esprit a infusé en moi à travers cette lecture? Je ne sais pas, mais soudain, comme avec des formes semblables on produit un autre arrangement, j’ai vu mon histoire dans une autre perspective. A travers le prisme de la filiation, tout ce qui était encore en friche prenait sens. En l’espace d’un week-end, j’ai reconstruit l’ensemble. Un personnage qui était mort dans la première version a ressuscité. Une petite fille à l’état de fantôme est devenue bien réelle. Et l’histoire s’est ensuite déroulée par salves, selon le temps que je pouvais lui accorder. Lire la suite

L’attraction du paysage

Alors que je veux libérer mon pinceau, aller vers une peinture plus spontanée, gestuelle, abstraite, mon esprit semble vouloir s’ancrer dans ce qui fait mon quotidien : le ciel, la terre et l’eau.

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30×50 cm

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Granitique

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Délaisser pour un temps la mer et ses sortilèges voilés. Prendre la route qui s’enfonce à l’intérieur des terres. Ou plutôt LES routes, où l’on se perd, parsemées de villages où la vie s’est endormie, bordées de champs de blé et de vallons ombreux. Au détour des virages, la pierre surgit de terre, sous forme de chapelles oubliées, d’églises qui font le gros dos sous l’aplomb du soleil d’été, et de calvaires élancés vers un ciel déchiré de nuages. Lire la suite

Crépuscule

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Acrylique sur toile, 46 x 65 cm

Claire-obscure

Ils sont jeunes et riches

la femme patiente

elle sourit

ou s’ennuie

nul ne le sait

un voile réussit le prodige

de dissimuler ses traits

sans rien cacher de la forme de son crâne

lui debout téléphone à la main

son regard sur l’écran

cherche et trouve peut-être

la petite fille entre les deux

sur le sol rouge de l’hôtel

qui babille et sourit

me regarde

je me dis qu’elle a encore le temps

le temps d’être sans se cacher

elle joue avec ce que sa mère lui a donné

un mouchoir en papier

le dépiaute en confettis

je détourne la tête

ils sont partis

lui devant

ne restent sur le sol

que ces débris de mouchoir

comme une neige éparpillée

il y a sans doute quelque part

quelqu’un payé

pour nettoyer.

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Venise, 2016

Bonne année

La vieille usine

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Acrylique sur bois, 50 x 50 cm

J’avais un tableau sur bois dont je n’étais pas satisfaite. J’ai décidé de le reprendre, de faire autre chose avec. J’avais en tête ce roman de Christian Charrière « La forêt d’Iscambe« , que j’ai lu il y a de nombreuses années, mais qui m’a marquée durablement. Et puis les images du photographe Alexander Gronsky, présenté récemment par Kathel, flottaient encore dans ma mémoire. Est-ce pour cela que cette vieille usine a surgi des traces anciennes et récentes, des marques et reliefs créés sur le support?

Je crois qu’il y a aussi, derrière cette sombre illustration, l’angoisse que n’en finit pas de générer le néo-libéralisme débridé qui a cours aujourd’hui, et qui use, salit, pollue, détruit sans vergogne la nature et l’humain. Cette vieille usine pourrait aussi s’intituler « Post-capitalisme », car que restera-t-il quand les hommes assoiffés d’argent auront tout ravagé? Quelques étendues invivables et nos yeux qui pleureront à cause du chagrin et de la pollution?

Il ne suffit plus de s’indigner. Il faut agir.

Tous les jours / Des morceaux de son ombre

J’entame, à partir de cette semaine, en parallèle des tableaux que je continue bien sûr à peindre, une nouvelle forme d’exploration. Je l’ai appelée Les cinq branches de l’étoile, car il s’agit de cinq domaines dans lesquels j’ai envie de laisser fleurir ma créativité. L’idée m’est venue en songeant aux ateliers d’écriture : tirer au sort un thème, associé à un vers de Pierre Reverdy. Et voir ce qui surgit de cette (d)étonnante rencontre. Pour ce premier saut dans le vide, voici les petits papiers tirés au sort par une main innocente. Vous pourrez constater les développements qu’ils ont occasionnés au cours de la semaine…

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