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Gwenaëlle Péron

Peintures et explorations

Catégorie

Laboratoire

Quelque chose comme des fleurs

 

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Une envie de printemps peut-être, alors qu’aujourd’hui il fait gris et que la pluie tombe sans discontinuer. J’ai retrouvé un espace de travail (il me manque encore la lumière, surtout pour les jours comme celui-ci), je vous montrerai cela bientôt. En attendant, ces trois propositions comme un support à des rêves foisonnants de parfums mêlés et de chaud-froid saisissant.

 

Acrylique, feutres et pastels gras sur papier 21 x 29,7 cm

Recyclage et gribouillages

Quelques papiers découpés où figuraient des paragraphes du billet précédent. Des mots entourés presque au hasard. S’amuser à les agencer pour en faire des poèmes. Et compléter le tout par quelques gribouillages en guise d’illustration. 

illustration_sans_titre-1

Il est encore nuit

pourtant tu pleures Arlequin

tes yeux bleus sont noyés

autant d’alcool que de chagrin

les filles ne sont pas modèles

derrière leur trébuchante chorégraphie

il n’y a que les escaliers grimpés

la faïence sale du bidet

les ressorts qui grincent mauvais

la main impatiente

qui déplie les billets.

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Exubérance

J’ai commencé cette série de trois petits dessins sans savoir du tout vers quoi j’allais. Quelques marques au crayon, puis du bleu et du gris. Et après? Après, le jaune et le vert se sont imposés. Eau bouillonnante ou ciel nuageux? Toute une végétation surgit, vue du dessous ou du dessus, on ne sait pas très bien. Feuilles, fleurs, liquide, nuées tout se mélange en mouvements synchronisés ou contradictoires.

 

Acrylique, pastels à l’huile et feutres posca sur papier format A4

 

Acrylique et graphite sur papier format A4

Dans cette deuxième série, le mouvement initial est aussi donné par des traces faites au crayon graphite, de manière spontanée. Ensuite, j’ai posé quelques couleurs plutôt sourdes: beige, gris, bleuté, verdâtre et puis d’autres plus fortes. Je suis davantage dans la recherche d’une vibration que dans l’idée d’un aboutissement. Ces deux derniers dessins sont encore très « bruts » mais j’ai éprouvé le besoin de m’arrêter là, sans vraiment savoir pourquoi.

Trois fois deux encore…

Je continue à travailler très librement par séries de deux dessins.

Acrylique sur papier

Format 42 x 29,7

Trois fois deux

Rassurez-vous, le titre de ce billet ne fait nulle référence à un film avant-gardiste qui explorerait, caméra au poing, une folle série de combinaisons amoureuses… Non, il s’agit juste de trois séries de deux dessins où j’ai essayé de laisser libre cours à … à quoi d’ailleurs? Un élan jailli de je ne sais quelle source? Une interprétation de souvenirs tamisés par le temps? Une simple envie de laisser exister traits et couleurs?

p1060466 Lire la suite

Hors de l’atelier

Consciemment ou non, je suis inspirée par la nature. Collines, chemins, rochers, profondeurs marines se retrouvent souvent sur mes toiles. Pour alimenter cette source d’inspiration, il m’est nécessaire de sortir de l’atelier pour m’immerger dans ce qui fait le paysage. C’est ainsi que lundi dernier, j’ai pris mon matériel de dessin, un pique-nique et mon chien, et je suis allée explorer la côte nord du cap Sizun.

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In love with rocks

Il y a des choses agaçantes chez moi. J’en suis bien consciente. Par exemple, si je me balade avec un appareil photo, je m’arrête à peu près tous les dix pas parce que j’ai vu quelque chose qui mérite mon attention et que je ne peux pas repartir sans tenter de saisir une trace de l’éphémère instant. Ainsi, une simple balade sur la plage, près des falaises, peut se transformer en pensum pour mon accompagnateur, obligé non seulement de faire le pied de grue le temps que je déclenche, mais aussi témoin des contorsions saugrenues qu’il faut parfois faire pour trouver le bon angle. (Certains accompagnateurs, cependant, ne sont pas totalement opposés aux contorsions…)

Parmi les éléments qui attirent invariablement mon attention, les rochers figurent en bonne place. Je peux m’émerveiller du contraste entre un lichen jaune et les fissures noires de la roche sur laquelle il a poussé.

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Impressions Monts d’Arrée

Partir seule est une manière de m’éprouver, surtout dans la marche. Le premier jour, je fais douze kilomètres autour de Saint-Cadou. La journée est très chaude, comme cela est arrivé quelques fois cet été en Bretagne. On frôle les trente degrés. Je cueille des mûres tièdes en route et puis me concentre sur le chemin, car ce n’est pas toujours bien balisé. Le soleil me tape sur le crâne. J’enchaîne les pas, alourdie par mon sac à dos. La visibilité est excellente et depuis la colline sur laquelle se déroule le chemin, j’ai l’impression d’être en montagne. Je ressens une sorte d’exultation à être ainsi au milieu de la nature, dans les centaines de nuances de vert qui s’étendent jusqu’au fil d’horizon.

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Rêveries aquatiques

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Un peu d’acrylique fluide, de l’eau, des pastels et des feutres. Se laisser aller à l’improvisation, au mouvement non prémédité. Se souvenir de tout ce qui ondule sous la mer, poissons, algues, courants, scintillements du soleil diffracté. Aller vers une sorte de minimalisme aquatique. Faire des longueurs sur le papier. Couler et puis remonter vers la surface. Laisser les bulles éclater. Retrouver les couleurs. Le hasard s’en mêle, s’obstine. Equilibre instable des formes surgies du néant blanc. Le jeu prend toute la place.

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