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Gwenaëlle Péron

Peintures et explorations

Catégorie

Notes d’atelier

Allez, je vous le montre…

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Voici donc, comme promis, mon nouvel atelier, dont j’ai pris quelques clichés hier soir. Lire la suite

Notes d’atelier (6)

Se laisser porter par l’inspiration du moment. Pointe épaisse du feutre qui trace sur le blanc des lignes irrégulières. Couche superposées. Cailloux, sable, sédiments. Jouer sur l’épaisseur, la forme, le mouvement. Imaginer un monde invisible où grouillent des cellules obéissant à de mystérieuses connexions. Croûte terrestre ou peau dévoilant ses épaisseurs? Feuilles ou racines? Ne pas trancher, laisser le dessin reposer au creux du cahier. Demain, on y verra peut-être plus clair…

Notes d’atelier (5)

La création peut jaillir de n’importe où. D’un mot entendu, d’un poème lu, d’une lumière ou d’un regard. Elle nait aussi, je crois, de ces moments où l’on s’adonne à une pratique sans enjeu. Improvisation musicale ou picturale, littéraire, gestuelle. Ou tout ensemble… après tout, pourquoi pas?

Ce matin, je me suis livrée à cet exercice qui est une sorte d’échauffement pour l’esprit, la main, le regard. J’ai froissé un journal, étalé de la peinture bleu sombre et turquoise dessus et j’ai imprimé ce motif né du hasard sur des feuilles vierges. J’ai ensuite utilisé feutres, pastels, mine graphite et peinture pour créer autour de ces formes, un élan, un mouvement, une musique géométrique, pointilliste, ou estompée.

Il n’y a à y chercher ni réussite, ni beauté. Peut-être juste l’équilibre chancelant et naïf de ce qui se donne sans arrière-pensée.

Notes d’atelier (4)

Mixed media sur papier 15 x 15 cm

Quelques essais entre abstraction et paysages, sur des carrés de papier précédemment peints et collés.

Venteux, aqueux… j’aime cette idée de dilution, comme un effet d’optique, ou un songe qui s’évanouit. Ce doit être mon environnement qui, inconsciemment, déteint sur moi.

Travailler avec les rouges, les roses et les orangés me plait, même si je trouve ces couleurs plus difficiles à apprivoiser que les tons froids, entre bleu et vert. J’aime particulièrement la chaleur qui se dégage de l’orange de cadmium. 

Et vous, ça vous inspire quelque chose? 

Notes d’atelier (3)

Mixed media sur papier 15 x 15 cm

Voici quelques premières études sur la notion de paysage.

Pour les semaines (les mois?) à venir, j’ai décidé de travailler sur l’interprétation du paysage. J’ai pour idée de partir de photos et de formes connues, puis de laisser mon imagination me guider vers une abstraction de plus en plus grande. Jusqu’à ce que je trouve l’équilibre entre le paysage réel et le paysage rêvé, afin que chacun puisse entrer dans la toile, et y découvrir le panorama qui lui correspond. Autant dire que j’ai du travail, mais que je vais aussi bien m’amuser…

Je suis très attachée à cette notion de « jeu » dans la création. Tout le processus consiste peut-être à retrouver cet enfant intérieur spontané et libre, pas encore entravé par les inhibitions et les préjugés. J’imagine que de la même façon qu’il existe différents modes de vie, il existe une quantité infinie d’entrer dans la création, mais celle qui fait la part belle au jeu, à l’expérimentation et à l’improvisation est vraiment celle qui me correspond.

Etudes pour une femme-rocher

Ce qui déclenche l’inspiration est toujours imprévu et surprenant. Pour cette femme-rocher, cela a d’abord été un morceau de roche émergeant des flots furieux à Port-Manech. Le vert incrusté sur le granit m’avait particulièrement plu.

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Et puis, plus tard, cette réflexion que nous sommes pleins de zones d’ombres et ne montrons, le plus souvent, seulement la part de nous qui est socialement acceptable. Un peu comme ces rochers aux facettes innombrables, plissés, ravinés, dentelés. Résistants et friables.

Comme eux, nous avons aussi parfois plein d’oiseaux dans la tête…

Notes d’atelier 2

Acrylique sur papier, format A4

Voir aussi Notes d’atelier 1

Notes d’atelier 1

Peindre, c’est un peu être en état de recherche permanente pour trouver l’équilibre dans le mouvement, pour inventer de nouvelles manière de peindre, trouver des outils et des techniques qui permettent d’obtenir différents effets.

De la même manière que les personnages du roman en cours ne quittent jamais vraiment l’esprit de l’écrivain, les couleurs, les formes et l’idée du geste à accomplir ne laissent jamais vraiment l’esprit du peintre en repos. Il m’arrive de rêver de toiles que je ne peindrai jamais, de me réveiller au milieu de la nuit en me disant, tiens, je pourrais essayer de faire comme ça, avec du papier froissé, de la peinture, et puis, et puis…

Aussi, pour laisser affleurer de nouvelles idées, il est bon de se réserver des moments où l’on ne fait rien d’autre qu’essayer. Associer telle couleur avec telle autre, sur papier mouillé ou sec, et puis faire des marques avec les crayons, les feutres, la pipette d’encre… Devenir le temps de quelques heures savant fou, sans chercher à obtenir un quelconque résultat.

Au bout du compte, surgissent ce que j’appelle ces notes d’atelier, qui sont comme des sources dans lesquelles j’irai puiser telle idée, telle association de couleurs, ou bien ces marques qu’on ne distingue plus qu’à peine sous les couches de peinture accumulées…

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