Cœur mangé

Dans l’ombrée profonde
où une lune sauvage darde
ses yeux de mica
je suis l’enfant au cœur mangé
encore debout et pourtant traversée
de zébrures étincelantes
dans le cercle d’une nuit
qui ne console pas
 
là où plus rien ne bat
reste
cette pulvérulence fragile
poussière d’or des sous-bois
où un seul regard imprime
le fractal vertige des fougères
et l’empreinte de ses doigts

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