Sur le mur à grain
la mélancolie a couleur
de vieil or
carreaux du soleil
par les fenêtres à crémone
mon visage offert
aux dernières chaleurs
de l’automne
épie
le saule qui
de ses longs doigts feuillus
sonde l’eau épaisse
des rivières alanguies
plus loin il y a ce château
superbe    vide    et décati
où nous nous retrouvons
toujours
dans le soir qui s’étire
je vois
ton reflet velours
entre la transparence du verre
et le fleuve au long cours