Dans la mer haute des herbes
l’allégresse du chevreuil
dénude le matin
 
le lent éveil de la lumière
au détour du chemin
mêle
chèvrefeuille et fougères
aux flaques bleues des pins
 
koto song
lancinante mélodie
des jours nimbés
de solitude frileuse
tes rêves élargis
se posent comme un voile
sur mon espoir qui s’apaise
 
douce folie
au carrefour des hasards
quand l’oiseau insolent
entrelace
ses trilles sortilèges
à l’extase
qui me noie