Les mains pleines d’orage
le cœur comme un livre ouvert
au fond de l’eau
il pleut des comètes sur la page
le ciel rassemble ses troupeaux
 
bleu diffus des lointains
feux de brume sur la mer
que le hasard ourle d’argent
mais l’or des champs
boit toute la lumière
 
les manches du jardin
tracent de clairs ruisseaux
dans le soir idéogramme
la chant divin d’une soprane
referme un à un tous les pétales
sur l’encre noire de ses arcanes.