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Gwenaëlle Péron

Peintures et explorations

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Bretagne

Hors de l’atelier

Consciemment ou non, je suis inspirée par la nature. Collines, chemins, rochers, profondeurs marines se retrouvent souvent sur mes toiles. Pour alimenter cette source d’inspiration, il m’est nécessaire de sortir de l’atelier pour m’immerger dans ce qui fait le paysage. C’est ainsi que lundi dernier, j’ai pris mon matériel de dessin, un pique-nique et mon chien, et je suis allée explorer la côte nord du cap Sizun.

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In love with rocks

Il y a des choses agaçantes chez moi. J’en suis bien consciente. Par exemple, si je me balade avec un appareil photo, je m’arrête à peu près tous les dix pas parce que j’ai vu quelque chose qui mérite mon attention et que je ne peux pas repartir sans tenter de saisir une trace de l’éphémère instant. Ainsi, une simple balade sur la plage, près des falaises, peut se transformer en pensum pour mon accompagnateur, obligé non seulement de faire le pied de grue le temps que je déclenche, mais aussi témoin des contorsions saugrenues qu’il faut parfois faire pour trouver le bon angle. (Certains accompagnateurs, cependant, ne sont pas totalement opposés aux contorsions…)

Parmi les éléments qui attirent invariablement mon attention, les rochers figurent en bonne place. Je peux m’émerveiller du contraste entre un lichen jaune et les fissures noires de la roche sur laquelle il a poussé.

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Monts d’Arrée

Encore une fois, j’ai commencé ces peintures sur papier sans vraiment savoir où j’allais. J’ai étalé plusieurs couches avec une carte en plastique. Puis, j’ai fait quelques traces avec un pastel gras, un peu au hasard. D’autres couches de peinture… et peu à peu, différents paysages sont apparus. Il m’a alors suffi, avec quelques touches de couleurs supplémentaires de leur donner relief et lumière.

Une fois l’ensemble terminé, j’ai trouvé qu’ils me faisaient penser à certaines vues que l’on peut avoir lorsqu’on parcourt les monts d’Arrée à pied. Ciels immenses et tourmentés, étendues sauvages, reliefs usés du massif ancien, et incomparables lumières après la pluie…

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Le début du chemin

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Marais après la pluie

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Fin de journée

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Bruyères

Infusion du paysage

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Comme des frères, acrylique sur papier, 24 x 32 cm

Vivre au bord de la mer n’est pas sans danger. Peu à peu, les couleurs s’infiltrent sous la peau, marquent la rétine de manière indélébile. Les bleus refusent toute limite et flirtent avec les verts. L’élément aqueux corrompt toutes les pages, toutes les toiles. Quant aux ciels, ils sont cette cage qui vous enferme dans leur infini. Vous avez beau faire, et d’un œil résolu vous attacher à l’abstraction, insidieusement les marées rythment vos journées et le va-et-vient de votre pinceau. L’horizon se pose partout, tel un oiseau dont il ne resterait plus que le fil. Les algues et les rochers font trébucher la soie des brosses. Le monde s’étire sur son reflet. Et c’est toujours à votre insu que la main et l’œil restituent ces parcelles rêvées de leur environnement si familier…

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Vers l’ailleurs, acrylique sur papier, 24 x 32 cm

Un petit aperçu de la série :

Drôles d’outils…

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Vers le cap, acrylique sur papier, 24 x 32 cm

Vous commencez à le savoir : j’aime explorer! Cela concerne bien sûr les techniques, mais aussi parfois les outils. Au delà des traditionnels pinceaux et brosses, j’utilise aussi divers objets pour peindre : spatules, bouchons, peignes, fourchettes, éponges et aussi cartes (de crédit ou autre) en plastique. Les deux peintures présentées ici ont été en grande partie faites avec ces petites cartes que les enseignes vous distribuent en imaginant bien sûr que vous allez leur être fidèles… Mon coiffeur qui, comme vous le savez, est formidable, a eu la gentillesse de m’en mettre de côté quelques unes afin que je puisse m’adonner à mon vice. Et voilà donc le résultat. J’espère que vous sentez l’odeur de varech, le petit vent de mer et les embruns…

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Coulinec, acrylique sur papier, 24 x 32 cm

Bleu confluence

Plage des Sables Blancs, Tréboul, 14 septembre 2015

Bonnes vacances!

Après plusieurs mois de création intensive, une pause est nécessaire… Je vous souhaite donc de belles vacances, si possible ensoleillées, qui vous permettront de refaire le plein d’énergie avant la rentrée. Je vais faire de même, et espère vous retrouver vers le 10 août avec d’autres tableaux, de nouvelles créations et peut-être de nouvelles rubriques. D’ici là, ne soyez pas sages…

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L’été breton / Acrylique et feutres posca sur papier.

Coecilian

Sans que je sache vraiment pourquoi, la vie du poète Saint-Pol Roux me touche. Le poète avait fait construire, sur la presque’île de Crozon un manoir à huit tourelles qu’il avait nommé Coecilian, du prénom de son fils, mort pendant la guerre de 14. En juin 1940, le manoir est investi par des soldats ivres qui tuent la servante de la maison, violentent Divine, la fille du poète, et molestent ce dernier. Il en mourra de tristesse quatre mois plus tard.

En 1944, les bombes alliée tombent sur le manoir et y déclenchent un terrible incendie… Il n’en reste plus que des ruines aujourd’hui.

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C’est à Coecilian que j’ai pensé quand j’ai terminé cette peinture. Une peinture un peu particulière puisque j’ai mélangé aux premières couches… des cendres. Une fois encore, je n’avais pas d’idée préconçue. Je suis partie avec mon couteau (à peindre, pas celui que j’ai entre les dents…) au hasard. Peu à peu, feu, terre, cendres et eau se sont mélangés. Il m’a semblé voir émerger des brumes liquides des murailles en flammes. Alors j’ai pensé au père mort de chagrin, au « poète assassiné », à qui Vercors avait dédié, en 1942, Le Silence de la Mer.

DSC03475Acrylique, cendres et crayons Gelato sur papier, format A4

Sur le chemin de la plage

Les belles journées que nous vivons actuellement m’ont fait anticiper un peu sur le plaisir de prendre le chemin de la plage. Il me tarde de retrouver le sable chaud, la mer fraîche, et cette insouciance bien particulière qu’on ressent l’été, quand, allongé sur une serviette qui sent le sel, on se laisse bercer par les jeux des enfants, les cris des goélands et le bruit doux des vagues…

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Acrylique sur toile, 30 x 30 cm

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