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Gwenaëlle Péron

Peintures et explorations

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Défis

Changer de perspectives

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J’ai utilisé, pour réaliser ce collage, des morceaux de photos illustrant l’achèvement de la construction du nouveau siège de la Banque Centrale Européenne (BCE) à Francfort. Un bâtiment qui a coûté la bagatelle de 1,2 milliards d’euros, et où l’équipement de chaque espace de travail est revenu à environ 600 000 euros. Des montants astronomiques, totalement indécents pour ce lieu symbole de l’asphyxie financière du plus grand nombre et de l’argent-tyran. Comme l’enfant qui joue à la balle, j’ai eu envie de casser cette symétrie mortifère, de briser le temple et le dogme qui s’y abrite. J’ai lancé la balle et changé les perspectives. Pour qu’on retrouve enfin l’air, la liberté, le souffle des grands espaces, comme ces chiens juste heureux de courir dans la neige, très loin de ce lieu où l’on euthanasie les rêves…

Funambule

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Entre ciel et terre, entre l’obscur et l’intelligible, l’homme funambule avance dans la vie, léger, fluide, aérien. C’est là pour moi l’interprétation d’un idéal, qui consisterait à traverser les jours, les joies et les épreuves, sans s’appesantir, sans rester focalisé sur des détails. Évoluer avec la grâce d’un danseur. 

La vie est mouvement, rivière qui nous emporte. Garder l’équilibre, mais ne pas chercher à résister à ce flux, et même y prendre goût, accompagner le courant. Devenir aile, plume, retrouver ses aptitudes d’enfant et user de cette capacité innée à s’envoler loin de l’endroit où tant de rêves meurent…

Un pas après l’autre

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Encre sur papier

Un pas après l’autre
l’aube après la nuit
la roue qui fend la pluie
réverbères noyés
dans les flaques

 

de sa démarche
de joueur malchanceux
qui se rit du destin
il avance
comme d’autres valsent
au rythme de ce cœur
démesuré
toujours trop vaste
toujours trop grand
sibérie des sentiments

 

et la lumière fragmentée
volée     obscure     éparpillée
dont les éclats
font saigner la pulpe de ses doigts
percutés par le temps
dessine à ses cheveux trempés
l’auréole
d’un saint
innocent.
 

Chaque matin

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Chaque matin, éloigner les pensées, comme on chasse les mouches, et le frôlement funeste de leurs ailes noires. Le geste. Main inutile. Guerre lasse. Le bras retombe. Lire la suite

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