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Gwenaëlle Péron

Peintures et explorations

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livre

A l’heure où les rêves traînent leur lambeaux

Je me réveille tôt. Quand les autres et la ville dorment encore. Plaisir secret. Je prépare un thé et vais dans mon atelier. Cercle de lumière de la lampe. Dans ma main, la tasse japonaise aux motifs végétaux. Le cahier, le stylo-plume. Rien d’autre. La tête pas encore tout à fait à l’endroit.

Bruit du thé dans la tasse. Bruit de la pluie sur le toit. Je commence à écrire immédiatement. Roue libre. Je ne sais pas ce qui va surgir, je ne sais pas où je vais. Je m’accroche aux dernières images du rêve. Deux voix qui se confondaient. L’une comme une lettre décachetée, pleine de regrets et de douceur. L’autre plaintive qui me demandait de lui envoyer le papier promis. Quel papier?

 

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Avec le cœur

Mais nous sommes pauvres et petits. Derrière le trou de nos pupilles, il y a quelqu’un toujours qui dit je et que nous ne connaissons pas. Quelqu’un qui regarde et qui chante, mais nous ne voulons pas l’entendre. Aussi les poètes continuent-ils de crier dans le désert et les peintres de parler pour les sourds qui les entendent comme personne dans leur langue, tandis que nous nous obstinons à interroger l’intelligence au lieu d’écouter avec tous nos sens et de recevoir avec le cœur qui adhère et se tait.

Guy Goffette dans « Elle, par bonheur et toujours nue« 

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