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Gwenaëlle Péron

Peintures et explorations

Tag

onirique

Happy to see you again

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Acrylique et pastels à l’huile sur toile, 50 x 50 cm

Rêveries aquatiques

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Un peu d’acrylique fluide, de l’eau, des pastels et des feutres. Se laisser aller à l’improvisation, au mouvement non prémédité. Se souvenir de tout ce qui ondule sous la mer, poissons, algues, courants, scintillements du soleil diffracté. Aller vers une sorte de minimalisme aquatique. Faire des longueurs sur le papier. Couler et puis remonter vers la surface. Laisser les bulles éclater. Retrouver les couleurs. Le hasard s’en mêle, s’obstine. Equilibre instable des formes surgies du néant blanc. Le jeu prend toute la place.

Revue de détails

 

Du neuf avec du vieux…

Acrylique, feutres Posca et pastels à l’huile sur panneaux de bois, 30 x 30 cm

Pour faire ces six tableaux, j’ai repris des panneaux de bois qui m’avaient déjà servi. Sur le principe du palimpseste, j’ai rendu la surface de nouveau vierge puis j’ai collé divers éléments : morceaux de tissu, compresse dépliée, rubans de papier et feuilles de kraft pliées.

J’ai ensuite travaillé couche après couche. Jouant d’abord sur les verts et les jaunes, avant d’introduire le rouge de naphtol, très éclatant, et les bleus. Peu à peu, selon ma bonne habitude, ont émergé des formes : poisson, bâtiments, falaise, rocher pliée, étrange étoile de mer…

J’ai eu beaucoup de plaisir à faire cette série, qui m’a pris au moins deux jours pleins. L’idée était de travailler sur les six panneaux en même temps, pour préserver une unité dans les couleurs.

Aujourd’hui, il fait trente degrés dehors, et je manque un peu d’air dans mon atelier. C’est rare, d’habitude, c’est plutôt la lumière qui se fait désirer. La chaleur ralentit les mouvements, pousse à prendre davantage son temps. Ce n’est sans doute pas un mal…

Influences

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La lecture du dernier roman d’Anne-Laure Bondoux m’a inspiré, inconsciemment, la série de dessins en noir et blanc que je vous présente.

Dans « Tant que nous sommes vivants », l’auteure raconte l’histoire de Bo et Hama. Ils vivent dans une ville cernée de toutes parts par la guerre. Ils travaillent dans la même usine et s’aiment. Un jour, un accident se produit, l’usine explose et une partie de la ville avec.

Les habitants, choqués et apeurés, cherchent un bouc émissaire. Ils le trouvent en la personne de Bo, récemment arrivé parmi eux. Les menaces qu’ils profèrent alors conduisent Bo et Hama à prendre la route, afin de trouve un endroit où vivre sereinement.

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Le long périple qu’ils entament les mènera sur des territoires inconnus. Mais chacun d’eux recèle une part d’ombre. L’amour sera-t-il assez fort pour les garder vivants?

Dans ce très beau roman, plein d’aventure et de sagesse, il est donc question de guerre, d’usine, de dévastation, et plus tard d’un bateau grand comme une ville. Eléments que l’on retrouve, plus ou moins, dans ces dessins qui, comme toujours, me sont venus un peu comme ça, sans que j’aie rien prévu.

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Je ne saurais trop vous recommander la lecture de ce roman qui captive jusqu’au bout. Les personnages sont forts, et attachants. C’est un livre plein de sensibilité et d’éléments propres à faire décoller l’imagination. De livre en livre, Anne Laure Bondoux sait toujours ravir le lecteur, quel que soit son âge.

Tant que nous somme vivants, Anne-Laure Bondoux, Les incorruptibles

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Illuviations

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Il pleut sur la mer.

En géologie, illuviation signifie : processus d’accumulation, dans une couche particulière du sol, d’éléments dissous provenant d’une autre couche. Lire la suite

Chemins de hasard (2)

Voici les dernières peintures faites cette semaine, suivant ces chemins de hasard tracés d’abord au rouleau sur la feuille vierge, en utilisant différentes couleurs. J’ai bien aimé laisser apparaître peu à peu ces lieux imaginaires, d’esprit très zen, avec leur eau calme et leur nature luxuriante. Ils sont, pour moi, comme des fenêtres qui ouvrent sur un ailleurs apaisant, un refuge où la respiration se fait plus ample et les idées plus claires. Le printemps s’y offre dans toute sa générosité. Il n’y a plus qu’à trouver un coin d’herbe tendre, s’y allonger et laisser les rêves dériver au gré de l’onde…

Acrylique sur papier, format A4

Armada

Chaque tableau a une histoire. Ici, même si plus rien ne transparait, il y a, sous cette flotte qui sort de la brume, une ville engloutie. Une autre ville bleue posée sur un fond brûlant, mais par l’effet de quelque terrible sortilège, elle a sombré, ne laissant derrière elle que des remous et ce blanc-gris laiteux d’où émergent mâts et voiles. Bateaux fantômes? Bateaux pirates? Ou bien simplement transposition onirique d’un désir d’aventures? Entre fog londonien et bleu des mers du sud, une apparition qui relie les points d’une carte imaginaire et embarque le spectateur vers un ailleurs déboussolé.

IMG_20150515_140140~2Acrylique et graphite sur toile, 55x 46 cm

Imprévu

Parfois, on a une idée en tête. Pas forcément une idée précise, mais une chose vers laquelle on voudrait tendre. Alors on prend quatre feuilles de papier épais, on choisit quelques nuances, et on s’y met. Il se peut que la nuit ait été mauvaise – elles le sont souvent mauvaises, les nuits, ces temps-ci – et l’esprit s’en trouve comme embrumé. Peu importe, on continue à avancer.

Un fond qu’on fait à l’éponge. Sur le fond, quelques traits de feutre ou de crayon, sur lesquels on passe du médium pour les protéger des manipulations ultérieures. La peinture avance, au même rythme que la matinée. On oublie peu à peu sa fatigue, et la direction qu’on voulait suivre. Les écrivains connaissent ce moment où un personnage soudain se cabre, et refuse de faire ce qu’on avait prévu pour lui. Là, c’est pareil. Le dessin ne prend pas la direction voulue. C’est une ligne qui s’échappe, des points qui s’agglomèrent en nuées.

Au bout du compte, on arrive à un résultat. Sur les quatre dessins, on en garde trois, ceux où l’œil dit qu’il se passe quelques chose. Quoi? On n’en sait rien. La brume du matin s’est évaporée, mais on n’y voit pas forcément plus clair pour autant. Demain, il faudra revenir dans l’atelier pour tenter de saisir l’idée qui est restée dans un coin de la tête, par encore développée…

Acrylique, feutres et pastels gras sur papier, format A4

Intensité

Avant de réaliser cette toile, j’avais fait une étude sur papier. Un fond rouge et orangé, sur lequel je m’étais mise à tracer des formes plus foncées avec du Gris de Payne, sans chercher vraiment à aboutir à quoi que ce soit. Lâcher prise, peindre et se moquer un peu du résultat… Pour finir, une ville aux tons froids avait émergé des flots de feu.

J’ai eu envie de partir de cette étude pour faire quelque chose de plus abouti. J’ai ajouté quelques effets de texture, sur le pourtour de la toile, et en haut à gauche. Cela permet de donner à cette zone, qui aurait pu apparaitre un peu vide sinon, un intérêt pour l’œil… Au final, le contraste entre les couleurs apparait violent, mais il crée aussi une sorte de tension intéressante. Vous ne trouvez pas? DSC03413

Acrylique sur toile, 33 x 55 cm

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