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Gwenaëlle Péron

Peintures et explorations

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ville

Une autre citadelle

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Acrylique sur toile, 38 x 61 cm

Influences

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La lecture du dernier roman d’Anne-Laure Bondoux m’a inspiré, inconsciemment, la série de dessins en noir et blanc que je vous présente.

Dans « Tant que nous sommes vivants », l’auteure raconte l’histoire de Bo et Hama. Ils vivent dans une ville cernée de toutes parts par la guerre. Ils travaillent dans la même usine et s’aiment. Un jour, un accident se produit, l’usine explose et une partie de la ville avec.

Les habitants, choqués et apeurés, cherchent un bouc émissaire. Ils le trouvent en la personne de Bo, récemment arrivé parmi eux. Les menaces qu’ils profèrent alors conduisent Bo et Hama à prendre la route, afin de trouve un endroit où vivre sereinement.

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Le long périple qu’ils entament les mènera sur des territoires inconnus. Mais chacun d’eux recèle une part d’ombre. L’amour sera-t-il assez fort pour les garder vivants?

Dans ce très beau roman, plein d’aventure et de sagesse, il est donc question de guerre, d’usine, de dévastation, et plus tard d’un bateau grand comme une ville. Eléments que l’on retrouve, plus ou moins, dans ces dessins qui, comme toujours, me sont venus un peu comme ça, sans que j’aie rien prévu.

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Je ne saurais trop vous recommander la lecture de ce roman qui captive jusqu’au bout. Les personnages sont forts, et attachants. C’est un livre plein de sensibilité et d’éléments propres à faire décoller l’imagination. De livre en livre, Anne Laure Bondoux sait toujours ravir le lecteur, quel que soit son âge.

Tant que nous somme vivants, Anne-Laure Bondoux, Les incorruptibles

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Crépuscule

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Acrylique sur toile, 46 x 65 cm

Balade dans la ville

Balade dans la ville au soir couchant. L’occasion de saisir. Avec les yeux, avec tous les sens. Ce qui vit et bouillonne. Ce qui réjouit et apaise. Chercher l’extraordinaire dans le banal. Le merveilleux dans le quotidien. Parfois, un sourire suffit à faire tout basculer…

Menus présents

Ton humeur changeante

ce soir

alors que tu marches

à la recherche

d’un souvenir fabriqué

météo intime

légèrement bouleversée

ton humeur

un peu triste

même si tu t’en défends

autour de toi pourtant

les oiseaux

origamis mouvants

comme des herbes effleurant le ciel

un nuage rose

tout gonflé d’étonnement

et cet inconnu

qui t’offre un sourire

en passant.

Obsession

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Acrylique, feutres et pastels à l’huile, sur panneau de bois, 50 x 50 cm

Obsession, parce qu’à force, je m’interroge : pourquoi toutes ces villes? pourquoi toute cette eau? Bon, d’accord, hier j’ai eu un accès de campagne normande, mais enfin ça n’empêche pas qu’il y a, dans ma production, une grande part de villes au bord des flots. A force de vivre à Douarnenez, je dois avoir fait mien le mythe de la ville d’Ys, et c’est elle que je fais sortir de la mer, encore et encore.

Encore une fois, c’était un panneau sur lequel figurait quelque chose qui ne me parlait pas, ou plus. J’ai donc recommencé, suis repartie de zéro, c’est à dire d’une couche de blanc. Le fond reste très texturé, même si ça ne se voit pas sur la photo. C’est le dernier auquel je fais subir ce traitement. J’ai l’impression que ce type de support, qui pendant un temps avait mes faveurs, m’est devenu plus difficile à travailler. Je vais donc revenir aux toiles, à leur souplesse, leur façon différente d’absorber la peinture.

Et promis, je vais essayer d’aller promener mes pinceaux ailleurs que dans les villes. Le vert m’appelle…

Peut-être une ville. Peut-être pas.

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Acrylique, posca et pastels à l’huile sur toile – 80 x 80 cm

Cette toile a connu de multiples transformations… Pour finir, après beaucoup d’interrogations et de changements, je suis arrivée à cette version qui me plait. Je ne touche donc plus à rien! Encore une fois, j’ai laissé faire le hasard et surgir une forme de cohérence du chaos de couleurs.

Ville rose

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Acrylique sur toile, 65 x 92 cm

C’est une ville rose, mais elle plus italienne que toulousaine… Quoique? Les couleurs sont encore à l’honneur. Ce doit être ma thérapie pour contrebalancer les jours gris de l’hiver breton.

Sur un fond de gesso noir, j’ai commencé comme d’habitude par étaler les couleurs au hasard. Le tableau a évolué peu à peu, à travers différentes étapes, notamment au niveau du ciel qui était à l’origine beaucoup plus sombre. Je suis restée bloquée quelques jours à une étape intermédiaire, sans savoir comment faire évoluer l’ensemble. Je passais devant la toile, je la regardais sans rien y voir, et ça m’énervait franchement! Et puis le voyage à Venise a eu lieu, et quelques jours après mon retour, miracle, la situation s’est débloquée…

J’aime assez l’entrelacs des couleurs, rappelant le foisonnement de la ville, et quelques éléments plus distincts qui structurent l’ensemble. Comme toujours, ce n’est ni tout à fait abstrait, ni tout à fait figuratif. Je dois aimer les entre-deux…

Intensité

Avant de réaliser cette toile, j’avais fait une étude sur papier. Un fond rouge et orangé, sur lequel je m’étais mise à tracer des formes plus foncées avec du Gris de Payne, sans chercher vraiment à aboutir à quoi que ce soit. Lâcher prise, peindre et se moquer un peu du résultat… Pour finir, une ville aux tons froids avait émergé des flots de feu.

J’ai eu envie de partir de cette étude pour faire quelque chose de plus abouti. J’ai ajouté quelques effets de texture, sur le pourtour de la toile, et en haut à gauche. Cela permet de donner à cette zone, qui aurait pu apparaitre un peu vide sinon, un intérêt pour l’œil… Au final, le contraste entre les couleurs apparait violent, mais il crée aussi une sorte de tension intéressante. Vous ne trouvez pas? DSC03413

Acrylique sur toile, 33 x 55 cm

S’aventurer dans le rouge

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Acrylique sur papier, 36 x 48 cm

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