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Gwenaëlle Péron

Peintures et explorations

Saint-Nazaire en hiver

Poursuivant mon exploration sur le thème d’Une chambre à soi, je suis partie pour quelques jours m’égarer dans les rues de Saint-Nazaire, sous le ciel d’hiver et sa grise mélancolie. 

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L’hôtel fait face à la gare. Depuis la fenêtre de ma chambre, je peux voir l’afflux constant de voitures et la chorégraphie des bus qui viennent prendre et décharger leur lot de passagers. Des vitres isolent du bruit, mais je les entrouvre pour écouter. Que serait une ville sans son bruit? Je suis au deuxième étage et ai une vue plongeante sur le carrefour qui marque l’entrée dans le centre. Le matin, alors qu’il fait encore nuit, c’est un long ruban de phares qui glisse et pénètre les avenues perpendiculaires. Saint-Nazaire, presque entièrement détruite après la guerre, a été rebâtie sur le modèle de la garnison romaine : un quadrillage fait d’avenues parallèles coupées à angle droit par des rues. Seules quelques maisons anciennes ont résisté aux bombes et elles se parent aujourd’hui de couleurs pimpantes, coquettes trop conscientes de faire partie des happy few. Lire la suite

Belles fêtes!

La fin de l’année approche, aussi je vous souhaite à tous de belles fêtes, de la joie et de bons moments avec vos proches ou moins proches. Je vous donne rendez-vous fin janvier, date à laquelle mon atelier devrait enfin être aménagé, équipé et praticable! Amusez-vous bien!

Vagabondages (4)

Un lieu

Autrefois, presque au bout de la route qui menait à la Pointe du Raz, les passagers pour l’île de Sein faisaient un arrêt au Relais de l’Île de Sein, avant d’embarquer depuis le port-abri de la Bestrée, juste en contrebas. Depuis décembre 2015, c’est Monsieur Papier qui a élu domicile dans cette ancienne bâtisse, au bout du bout, juste à côté de la mer. C’est une boutique-café, ouverte toute l’année. On y trouve de très jolies créations maison : cahiers, carnets, cartes, posters, ainsi qu’un espace dont la vue donne directement sur la lande et la mer où l’on peut déguster des assiettes de produits locaux, des thés et des bières bretonnes. Un lieu original, à l’ambiance chaleureuse, et où l’on est fort bien accueilli. Une adresse qui va devenir chouchou, je crois, et que je partage volontiers avec vous tant cela mérite le détour. Pour les malheureux et les malheureuses qui vivent loin de la Bretagne, Monsieur Papier possède une boutique en ligne où vous trouverez tous leurs produits.

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Just for fun

Trois études sur papier, format 21 x 29,7

Vagabondages (3)

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C’est le nombre de caractères, espaces non comprises, que contient l’histoire que je viens d’achever, après une dernière ligne droit intensive. Elle a eu une genèse un peu chaotique. Commencée il y a environ un an, elle avait déjà en germe tous les personnages, mais après plusieurs essais, je l’avais laissée tomber car je n’arrivais à rien. Dans ces cas-là, l’écriture se tarit d’elle-même, à force d’être laborieuse.

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La lecture d’un roman a produit un déclic en moi. En avril, j’ai découvert la plume de Frédérique Martin à travers « Sauf quand on les aime« , un roman que j’ai vraiment apprécié. Est-ce parce que l’auteur anime des stages d’écriture et que son bel esprit a infusé en moi à travers cette lecture? Je ne sais pas, mais soudain, comme avec des formes semblables on produit un autre arrangement, j’ai vu mon histoire dans une autre perspective. A travers le prisme de la filiation, tout ce qui était encore en friche prenait sens. En l’espace d’un week-end, j’ai reconstruit l’ensemble. Un personnage qui était mort dans la première version a ressuscité. Une petite fille à l’état de fantôme est devenue bien réelle. Et l’histoire s’est ensuite déroulée par salves, selon le temps que je pouvais lui accorder. Lire la suite

Vagabondages (2)

Atelier

Ces temps-ci, j’ai moins de temps pour peindre et dessiner car je suis en train de changer d’atelier. Je vais passer d’une chambre depuis laquelle je vois la mer, mais qui est trop petite pour contenir ma tendance à l’expansion, à un ancien grenier, qui par la magie d’une verrière, devrait bientôt recevoir beaucoup plus de lumière.

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Mon futur lieu de création

Avant d’arriver à cette pièce presque vide, il a fallu passer deux jours à transporter meubles et caisses, à emmener à la déchetterie tout ce qui n’avait pas servi depuis des années, à faire le ménage après neuf ans d’accumulation. Lire la suite

Vagabondages (1)

Parce qu’il y a une vie hors de l’atelier, parce que cette vie nourrit le travail qui se fait dans le calme de cette pièce qui recueille et tamise toutes les idées, je commence cette rubrique hebdomadaire pour évoquer ce qui m’a charmée, émue, captivée, troublée, aimantée…

Un livre

9782709648523-001-x_0Dans ce roman « D’après une histoire vraie« , Delphine de Vigan jongle habilement avec ce qui se situe entre la « pure fiction » et l’autobiographie. En racontant comme L. (elle?) est entrée dans sa vie, comment cette entrée est devenue peu à peu une invasion, l’auteure brouille les frontières entre vécu et imagination. J’ai d’abord été emportée par l’histoire, puis quelques détails m’ont fait tiquer et le plaisir de la « bonne histoire » a peu à peu laissé place au doute et à la réflexion sur le travail de l’écrivain. Entre effets de réel et fausses confidences, Delphine de Vigan s’amuse, jubile, et nous mène par le bout du nez (enfin presque…). Lire la suite

Exubérance

J’ai commencé cette série de trois petits dessins sans savoir du tout vers quoi j’allais. Quelques marques au crayon, puis du bleu et du gris. Et après? Après, le jaune et le vert se sont imposés. Eau bouillonnante ou ciel nuageux? Toute une végétation surgit, vue du dessous ou du dessus, on ne sait pas très bien. Feuilles, fleurs, liquide, nuées tout se mélange en mouvements synchronisés ou contradictoires.

 

Acrylique, pastels à l’huile et feutres posca sur papier format A4

 

Acrylique et graphite sur papier format A4

Dans cette deuxième série, le mouvement initial est aussi donné par des traces faites au crayon graphite, de manière spontanée. Ensuite, j’ai posé quelques couleurs plutôt sourdes: beige, gris, bleuté, verdâtre et puis d’autres plus fortes. Je suis davantage dans la recherche d’une vibration que dans l’idée d’un aboutissement. Ces deux derniers dessins sont encore très « bruts » mais j’ai éprouvé le besoin de m’arrêter là, sans vraiment savoir pourquoi.

Trois fois deux encore…

Je continue à travailler très librement par séries de deux dessins.

Acrylique sur papier

Format 42 x 29,7

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