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Gwenaëlle Péron

Peintures et explorations

Catégorie

Explorations

Dans les verts de l’Auvergne

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J’y suis allée sans rien attendre, sinon quelques jours de solitude et des occasions de dépaysement. La maison était tout au bout de la route, une route qui se transforme en chemin et aboutit à cette roche romaine qui a donné son nom au lieu-dit. Lire la suite

L’artiste poreux

Il devient parfois urgent, après avoir passé quelques heures, quelques jours, à travailler sur plusieurs toiles de sortir prendre l’air. Après la concentration de la création, la tête a besoin de s’aérer, de voir du mouvement, des couleurs. Mais l’esprit des artistes, c’est un peu comme les chiens : jamais complètement au repos. Marcher dans la rue, c’est aussitôt l’occasion de remarquer ici et là ces détails, ces « trucs » auxquels personne ne fait attention. Une gouttière usée, un anneau pour amarrer les bateaux, un morceau de bois. Couleurs, formes, textures : tout est là, à portée de regard.

Petite récolte d’hier, prise le temps d’une descente jusqu’au port. 

Parfois, ces clichés servent directement d’inspiration, par leur composition ou par l’association de couleurs qu’ils présentent. Mais la plupart du temps, leur effet se produit davantage par capillarité. L’image reste en mémoire, et diffuse son charme particulier. Ce n’est que bien plus tard qu’on discernera le souvenir d’une photo prise un jour, presque au hasard, et dont la forme ou l’esprit se révèlera tout entier dans telle ou telle composition.

Ce qui attire invariablement mon œil aussi, ce sont les lignes et les contrastes de couleurs. Et ici, en Bretagne, on est servi! La lumière changeante, l’environnement industriel des ports, les jeux du ciel sur l’eau : tout nourrit l’inspiration.

Lignes, couleurs, formes. 

Quand on regarde l’ensemble de ma production, on voit à quel point l’atmosphère dans laquelle je baigne à longueur d’année se traduit, la plupart du temps inconsciemment, sur mes toiles. Rouge éclatant, tous les dégradés du bleu au vert, gris, jaune, orange industriel : les couleurs qui sortent de mes tubes sont d’abord là, autour de moi. La preuve est faite : je suis une artiste poreuse!

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La relève au pied du phare (vendu)

 

Tirez une carte au hasard!

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Je ne suis pas une grande lectrice d’horoscopes. J’aime les étoiles, mais n’y lis aucune forme de destinée. Je suis plutôt hermétique à la superstition. Je ne sais pas non plus s’il faut s’en remettre au hasard. Force est d’admettre qu’il ne fait pas toujours bien les choses… D’ailleurs peut-on vraiment parler de hasard? Lire la suite

Saint-Nazaire en hiver

Poursuivant mon exploration sur le thème d’Une chambre à soi, je suis partie pour quelques jours m’égarer dans les rues de Saint-Nazaire, sous le ciel d’hiver et sa grise mélancolie. 

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L’hôtel fait face à la gare. Depuis la fenêtre de ma chambre, je peux voir l’afflux constant de voitures et la chorégraphie des bus qui viennent prendre et décharger leur lot de passagers. Des vitres isolent du bruit, mais je les entrouvre pour écouter. Que serait une ville sans son bruit? Je suis au deuxième étage et ai une vue plongeante sur le carrefour qui marque l’entrée dans le centre. Le matin, alors qu’il fait encore nuit, c’est un long ruban de phares qui glisse et pénètre les avenues perpendiculaires. Saint-Nazaire, presque entièrement détruite après la guerre, a été rebâtie sur le modèle de la garnison romaine : un quadrillage fait d’avenues parallèles coupées à angle droit par des rues. Seules quelques maisons anciennes ont résisté aux bombes et elles se parent aujourd’hui de couleurs pimpantes, coquettes trop conscientes de faire partie des happy few. Lire la suite

Vagabondages (4)

Un lieu

Autrefois, presque au bout de la route qui menait à la Pointe du Raz, les passagers pour l’île de Sein faisaient un arrêt au Relais de l’Île de Sein, avant d’embarquer depuis le port-abri de la Bestrée, juste en contrebas. Depuis décembre 2015, c’est Monsieur Papier qui a élu domicile dans cette ancienne bâtisse, au bout du bout, juste à côté de la mer. C’est une boutique-café, ouverte toute l’année. On y trouve de très jolies créations maison : cahiers, carnets, cartes, posters, ainsi qu’un espace dont la vue donne directement sur la lande et la mer où l’on peut déguster des assiettes de produits locaux, des thés et des bières bretonnes. Un lieu original, à l’ambiance chaleureuse, et où l’on est fort bien accueilli. Une adresse qui va devenir chouchou, je crois, et que je partage volontiers avec vous tant cela mérite le détour. Pour les malheureux et les malheureuses qui vivent loin de la Bretagne, Monsieur Papier possède une boutique en ligne où vous trouverez tous leurs produits.

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Just for fun

Trois études sur papier, format 21 x 29,7

Exubérance

J’ai commencé cette série de trois petits dessins sans savoir du tout vers quoi j’allais. Quelques marques au crayon, puis du bleu et du gris. Et après? Après, le jaune et le vert se sont imposés. Eau bouillonnante ou ciel nuageux? Toute une végétation surgit, vue du dessous ou du dessus, on ne sait pas très bien. Feuilles, fleurs, liquide, nuées tout se mélange en mouvements synchronisés ou contradictoires.

 

Acrylique, pastels à l’huile et feutres posca sur papier format A4

 

Acrylique et graphite sur papier format A4

Dans cette deuxième série, le mouvement initial est aussi donné par des traces faites au crayon graphite, de manière spontanée. Ensuite, j’ai posé quelques couleurs plutôt sourdes: beige, gris, bleuté, verdâtre et puis d’autres plus fortes. Je suis davantage dans la recherche d’une vibration que dans l’idée d’un aboutissement. Ces deux derniers dessins sont encore très « bruts » mais j’ai éprouvé le besoin de m’arrêter là, sans vraiment savoir pourquoi.

Trois fois deux encore…

Je continue à travailler très librement par séries de deux dessins.

Acrylique sur papier

Format 42 x 29,7

Hors de l’atelier

Consciemment ou non, je suis inspirée par la nature. Collines, chemins, rochers, profondeurs marines se retrouvent souvent sur mes toiles. Pour alimenter cette source d’inspiration, il m’est nécessaire de sortir de l’atelier pour m’immerger dans ce qui fait le paysage. C’est ainsi que lundi dernier, j’ai pris mon matériel de dessin, un pique-nique et mon chien, et je suis allée explorer la côte nord du cap Sizun.

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